Défi Neurofeedback : 2d Protocole d’Entrainement

Défi Neurofeedback

Cet article est le 4 ème volet du Défi Neurofeedback. Dans mon article Le Neurofeedback : La Thérapie du Futur, je racontais la formation en Neurofeedback  BCIA que j’ai suivi à Paris en Décembre 2017. J’ai eu envie de partager sur mon blog ma progression, afin de vous aider à y voir clair sur ce qui se passe lors d’un entrainement Neurofeedback. C’est donc le Défi Neurofeedback ! Je vous propose de suivre le cas d’un patient au fur et à mesure de l’avancée du traitement. Et pour cela,  j’ai décidé que le patient ne serait autre que … moi même ! Je partage avec vous toutes mes avancées, surprises et pourquoi pas déceptions. Bonne lecture et bonne découverte !

De Nouveaux Résultats

Il y a près d’un mois maintenant, je finissais mon 1er protocole d’entrainement neurofeedback, bien content des résultats. J’avais noté de nets améliorations de mes symptômes, et j’étais donc impatient de constater cela par l’EEG de réévaluation. En voici les images, avant / après.

Les changements portent essentiellement sur des courbes au centre plus pointues que larges, et au bout à droite moins de dispersions.

Les ondes alpha demeurent assez présentes sur l’ensemble du cortex, mais cela est prévu depuis le début de l’entrainement. Cette activité est associée à des difficultés d’attention et d’autorégulation émotionnelle, mais peut également être en lien avec un état de repos paisible. En lien avec la diminution du haut-bêta, cette activité devrait poursuivre sa progression vers des amplitudes et une distribution plus normale et efficace.

Un Nouveau  Protocole

Avec ces nouvelles données, nous pouvons élaborer un nouvel entrainement plus adapté à mes nouveaux besoins. Ils sont nouveaux, car le fonctionnement de mon cerveau a déjà changé. Et il convient de mettre à jour ces changements. Quel est ce nouvel entrainement ?

Électrode active : CPz ; Renforcer : 14 à 18Hz  ; Inhiber : 7 à 11Hz  ; Inhiber : 20 à 30Hz

Je poursuis donc avec un protocole semblable au premier, afin de poursuivre le travail à l’endroit des excès d’alpha et de haut-bêta. Je cible les aires et les activités associées aux difficultés émotionnelles, cognitives et de sommeil.  Afin de réussir ce protocole, les mêmes stratégies qui ont été efficaces dans le protocole 1 sont utilisées. La nouveauté réside dans l’ajout des tâches de transfert ciblant l’attention et la mémoire (et les fonctions exécutives au besoin) pour la deuxième moitié de chaque séance d’entrainement. J’ai donc ajouté des tâches de lecture en anglais. Cela fonctionne particulièrement bien pour moi dans l’inhibition des alphas et des haut-bêtas.

A bientôt pour la suite des résultats 🙂 🙂 🙂

Par Julien Baillet

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Intégration Des Réflexes Archaïques : Les Mouvements Qui Soignent

Parmi les pratiques thérapeutiques sur lesquelles je travaille actuellement, et que je trouve très prometteuse et pertinente, figure l’intégration des réflexes archaïques. Je m’y forme depuis plus d’un an maintenant, et continue d’y trouver un intérêt grandissant. C’est une approche très riche et très différente d’une approche psychologique classique. Loin de nous limiter à notre simple pensée, elle vient valoriser les aspects corporels de notre fonctionnement psychologique. Elle place aussi le corps mais surtout le mouvement, au centre et au départ de tout. Ne vous en déplaise, nous sommes tout d’abord faits pour bouger, pas pour penser, encore moins pour rester assis, et alors rester devant des écrans… Ai-je besoin d’en parler ? Tout l’équilibre, le développement et la bonne santé de notre système nerveux reposent sur ces capacités à nous mouvoir correctement. Et en premier lieu, sur nos réflexes. Voyez plutôt comment cela fonctionne.

Les Réflexes Archaïques 

 “ Tous les actes de la vie consciente et inconsciente sont des réflexes à leur origine ”.

– I. M. Sechenov (1863/1995), physiologiste russe

Dans le monde de la neurologie et de la neurophysiologie, les réflexes ont depuis longtemps été décrit pour leur rôle biologique, le stimulus qui les active et les réponses motrices comportementales.  I. M. Sechenov (1829 -1905) and I. P. Pavlov (1849/1936) ont décrit le réflexe comme une unité biologique statique et dynamique : 1/ qui pré-détermine le développement du système nerveux, étant inconditionné (non-modifiable et programmé par la nature) 2/ Et dans le même temps, il est affecté par l’expérience et les apprentissages, créant des réponses spécifiques et conditionnées.

Cela signifie donc qu’ils sont à la fois génétiquement programmés, puisqu’ils sont présents dès notre vie in utero, et dans le même temps, ils sont affectés par l’expérience et les apprentissages. De plus, comme ils déterminent le développement du système nerveux, ils sont une porte d’entrée de la plus grande importance pour accéder à son fonctionnement.

Les recherches dans le siècle dernier ont montré que les réflexes non conditionnés sont caractérisés par 5 éléments distincts :

1. Un réflexe n’est pas une réponse indépendante : il dépend d’un stimulus ;

2.  Il est le résultat d’un feedback du système nerveux à un stimulus ;

3) Il est basé sur l’activation du système nerveux ;

4)  Il est une réponse impliquant les neurones moteurs qui transmettent les impulsions depuis le système nerveux central (cerveau) vers les effecteurs ( les muscles et les glandes) à travers la totalité du corps ;

5) Il est une réponse à un changement dans l’environnement (Pavlov, 1927/1995; Sechenov, 1863/1961; Sherrington, 1947; Magnus, 1925; Vygotsky, 1986; Bernstein, 1997; Asratian, 1963, 1983) dans le but de maintenir l’homéostasie de l’organisme.

Svetlana Masgutova, Phd

Plus récemment, Svetlana Masgutova a décrit les réflexes archaïques ou primaires comme des réponses automatiques inhérentes génétiques/épigénétiques du système nerveux central à des formes adéquates et spécifiques de stimuli (tactile, visuel, auditif, vestibulaire, proprioceptif ou olfactif) dans une forme de réaction motrice, posturale, glandulaire, pupillaire ou de la membrane du tympan , en activant la protection de l’organisme et les stratégies de survie à travers l’axe HPA du stress  (triangle hypothalamo-pituitaire-adrenal) (Masgutova, Akhmatov, 2013; Masgutova, Masgutov, 2013).

Intégration Des Réflexes

Dans son approche, Svetlana Masgutova utilise le concept d’intégration des réflexes, et focalise sa pratique sur la restauration et la maturation de schémas moteurs primaires, des réflexes et de la coordination des systèmes pour parvenir à une performance optimale des mécanismes naturels, des processus neurodévelopementaux, du fonctionnement du cerveau et de l’intégration sensorimotrice.   

L’intérêt de l’ activation des schémas réflexes est de réveiller les ressources motrices génétiques naturelles et les programmes de régénération, de cohérence et de renforcement des mémoires motrices et sensorimotrices, afin d’augmenter la résilience. Avec cette amélioration globale de fonctionnement, les personnes sont capables de bouger avec leur plein potentiel moteur, social, émotionnel et cognitif.

Chacun des réflexes archaïque est une unité au service du système nerveux, tout d’abord pour protéger et survivre, et ensuite comme fondation du développement.  

Application

Restons en là pour la théorie. Passons aux choses pratiques. Comment ça se passe ? Très simple. Comme dans beaucoup de systèmes de soin, on commence par une évaluation. Elle va permettre d’évaluer les différents réflexes archaïques, et leur niveau d’intégration. Le test dure environ une heure.

La deuxième étape va proposer l’intégration du ou des réflexes. Généralement, cela se déroule en trois temps :

1. Une intégration sensorielle, dans laquelle par un touché approprié, et parfois par des mouvements accompagnés (ou portés), nous allons réveiller la chaine musculaire impliquée dans le réflexe. L’idée est de dire au corps : “rappelles toi, voilà comment on fait ce mouvement.” A cette étape, le patient est le plus détendu et relâché possible. Il n’exerce pas de mouvement volontaire de son corps.

2. Une intégration sensori-motrice :  le patient est alors plus impliqué dans ses mouvements volontaires. Le mouvement est décomposé avec lui, doucement, et accompagné d’une respiration, pour permettre une meilleure intégration.

3. L’ intégration motrice : le patient va lui même exercer des mouvements contre résistance de faible intensité, toujours lentement et en respirant, pour l’aider à intégrer davantage encore le mouvement, ainsi qu’à le diversifier.

Après la séance, des exercices d’auto-renforcement sont proposés pour favoriser l’intégration.

Exemple de réflexe non-intégré : le réflexe de Babinski

Dans cette vidéo, vous voyez comment le stimuli du crayon sur le bord du pied vient activer un mouvement involontaire du patient. Les effets d’un réflexe de Babinski non intégré peuvent être les suivants : une marche reposant sur le bord externe, ou interne des pieds (aisément remarquable à l’usure des chaussures) ; des difficultés de coordination globale ou fine ; un retard dans le développement du langage ; l’énurésie ; des douleurs de hanche ou dans l’aine ; une personnalité timide (d’après S.Masgutova, Integration of dynamic and postural reflexes into the whole body movement system, 2004).

Comme vous le voyez, le test est très simple. Alors pour savoir si votre réflexe de Babinski vous fait défaut, n’hésitez pas à vous tester ! 🙂

Par Julien Baillet

 

Les Antidépresseurs Sont Ils Vraiment Efficaces ?

Consommation d’Antidépresseurs : les USA Number One 

Parmi les plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde, les Etats-Unis d’Amérique prennent la première place, en terme de pourcentage de population. Pourtant, l’efficacité du médicament est encore largement débattue. Le problème n’est pas que l’on manque de recherches : plus de 150000 occurrences dans le moteur de recherche pubmed ( moteur de recherche dédié aux publications scientifiques). Il semble plutôt qu’un tri soit opéré à la sortie des recherches : les études positives sont gardées, les négatives mises à la poubelle. Pas très objectif, ni scientifique tout ça. Et pourtant…

Utilisateurs d’antidépresseurs pour 1000 habitants à travers le monde (d’après l’OCDE)

Du Tri Dans Les Recherches 

En 2008, un groupe de chercheurs (Erick H. Turner & al., 2008) est arrivé à cette conclusion en établissant une méta-analyse de recherches sur les antidépresseurs enregistrées par l’administration américaine des nourritures et des médicaments (Food & Drug Administration) comme preuve pour approuver leur commercialisation. Les entreprises étaient censées soumettre tous les résultats, qu’elle qu’en soit l’issue.

Les chercheurs ont trouvé 74 études, comprenant plus de 12500 patients, concernant l’approbation de médicaments entre 1987 et 2004. La moitié montraient un résultat “positif”, l’antidépresseur se montrant plus efficace qu’un placébo. L’autre moitié était négative.  Mais ce que montrait la littérature publiée en donnait une toute autre image. En effet, presque toutes les études positives apparaissent, mais seulement trois des négatives apparaissent comme étant négatives. Vingt-deux n’ont jamais été publiées, onze ont été remaniées pour être publiées comme apparaissant positives.

Ce qui s’appelle de la manipulation …

Et Pour L’Efficacité ?

La même année, une autre méta-analyse (Irving Kirsch et al., 2008) soulevait cette fois un autre problème : les chercheurs remettaient cette fois en question l’efficacité d’un antidépresseur.  Ils se sont demandés si l’efficacité dans l’étude était liée au niveau de dépression des participants, ou à l’efficacité du médicament donné. En fait, l’efficacité de l’antidépresseur s’est montrée limitée pour les dépressions modérées, et mineure pour les dépressions sévères.

A nouveau, on appelle cela de la manipulation. Le message de ces deux études était que l’efficacité des anti-dépresseurs était sur-évaluée, et que leur bénéfice serait limité à de trop rares patients utilisant le médicament.

10 Ans Plus Tard…

Plus récemment, en février 2018, une étude particulièrement minutieuse vient mettre à jour ces informations. Andrea Cipriani et al. (2018) ont rassemblé cette fois des données de la littérature médicale, des agences de régulation et des registres internationaux, pour créer l’étude la plus exhaustive à ce jour.

21 antidépresseurs utilisés pour traiter les dépressions majeurs ont été analysé grâce à une technique de “réseau méta-analytique” pour comparer les traitements entre eux.  Les chercheurs ont non seulement évalué si les médicaments fonctionnaient, mais aussi comment ils étaient supportés par les patients (critère d’acceptabilité).

Ils ont trouvé 522 recherches, incluant plus de 116000 participants.

  • La ” Bonne” Nouvelle : 

Tous les antidépresseurs se sont montrés plus efficaces que les placébos. Ils varient modérément en terme d’efficacité et d’acceptabilité.  De plus, les études les plus petites n’ont pas de résultats différents des plus grandes études.

  • Mais : 

La grande majorité des études est financée par les industries pharmaceutiques. De ce fait, cette méta-analyse ne possède pas suffisamment de données issues d’études non financées par les industries pharmaceutiques pour pouvoir déterminer s’il existe une différence entre elles, ou pas.

Un biais de “nouveauté” a aussi été signalé : les antidépresseurs ont semblé être plus efficaces et plus acceptables quand ils venaient d’arriver sur le marché, et perdre en efficacité et acceptabilité des années plus tard.

  • La Mauvaise Nouvelle :

Même si certaines différences significatives sont apparues, l’ampleur de l’effet reste le plus souvent modeste. Les bénéfices ont été remarqué pour les personnes souffrant de dépression majeure, et spécialement à court terme. En d’autres termes, cette étude montre que lorsque les patients sont atteints de dépression majeure, le traitement avec antidépresseurs fonctionne pour améliorer leur état dans les deux premiers mois de traitement.

Mais à cause du manque de données, nous ne savons pas bien comment les antidépresseurs fonctionnent avec les symptômes légers, et surtout quand les patients ont été traité pendant des mois voir des années auparavant.  Ce qui, d’après les statistiques, représente un nombre considérable de gens.

Pour Conclure

Avec une si grande méta-analyse, contenant environ 10 fois plus d’informations qu’il y a 10 ans, plus de données non publiées et plus d’antidépresseurs évalués,  on ne peut pas enlever aux chercheurs une volonté de mieux faire, de moins “manipuler” les résultats et d’optimiser leur évaluation de l’efficacité des antidépresseurs.

Mais même avec autant de données, de nombreuses questions restent sans réponses.  Ce qui n’empêche pas ces médicaments d’être largement utilisés, et qu’aucune agence de régulation ne demande plus d’informations.  Le principe de précaution ne semble pas vraiment prioritaire.  Si les patients veulent des réponses, ils auront probablement besoin d’exiger eux-mêmes des recherches. A quand des recherches indépendantes ? Bientôt j’espère.

 

Redéfinir le Traumatisme

Erreur sur la Personne

La confusion la plus commune dans la compréhension du traumatisme, c’est de le confondre avec le, ou les évènements, dont il est issu. Le traumatisme n’est pas l’évènement traumatique. Si le trauma n’est pas un évènement, qu’est-ce que c’est ? Pour bon nombre d’experts actuels (S.Porges, P.Ogden, B.Van der kolk, D.Siegel, J.Fisher, R.Lanius…), un traumatisme est avant tout une réaction corporelle, physiologique. 

Nombreuses sont les recherches qui valident ces observations, via IRMf, et autres techniques d’imagerie (biofeedback et neurofeedback compris). On observe dans le cerveau, dans la variabilité du rythme cardiaque, dans la conductivité de la peau, dans le changement de température, d’ondes cérébrales, les conséquences du choc traumatique sur la physiologie de l’être humain.

« Le trauma doit être reconceptualisé, non pas comme un évènement, mais comme une réponse corporelle à un évènement » 

Stephen Porges

Stephen Porges, PHD.

Pourquoi une telle désorganisation dans le corps ? Parce que le système nerveux n’a pas pu absorber, intégrer, digérer ce qui s’est produit. Car oui, il s’est bien passé quelque chose. Il y a bien eu un évènement (ou plusieurs) trop intense, trop douloureux, trop bouleversant. Mais tout se passe comme si le système nerveux n’avait pas pu intégrer les différents niveaux d’informations de l’évènement traumatique, et ses conséquences sur le corps. C’est pourquoi le traumatisme doit être envisagé comme un défaut d’intégration.

Un Défaut D’Intégration

Dans l’ouvrage “The Developing Mind”, Daniel J.Siegel écrit : “L’intégration est le mécanisme central par lequel la santé est créée dans l’esprit, le cerveau, le corps et les relations. (…) Le lien d’éléments différenciés d’un système produit un flow harmonieux de ce système. Les caractéristiques de ce flow sont qu’il est flexible, adaptatif, cohérent, énergisé et stable. Quand un système n’est pas différencié en parties, et/ou qu’il ne les relie pas entre elles, alors le système n’est pas intégré et tend à devenir chaotique ou rigide, ou dans une combinaison des deux. (…) Le champs de la santé mentale peut revoir ses composants et ses troubles comme révélant le chaos et la rigidité de conditions non intégrées. (…) De ce point de vue, les mesures éducatives, préventives et thérapeutiques devraient s’orienter vers la promotion de l’intégration – dans le corps et le cerveau, dans les relations et dans les fonctions régulatrices de l’esprit relationnel et incorporé.” (Dan J. Siegel, The Developing Mind, 2012).

Le traumatisme illustre tout à fait ce qui est décrit ici. Le “flow” a disparu, et demeure le chaos et la rigidité du fonctionnement du système nerveux qui a du s’adapter à un ou plusieurs moments trop violents.

Perspective Diagnostique

En 2013, L’American Psychiatric Association modifiait les critères diagnostiques de l’Etat de Stress Post Traumatique (ESPT) chez l’adulte dans le DSM 5. L’ESPT est le “prototype” du traumatisme, mais il n’est pas le seul de la “famille” des troubles d’origine traumatique. Voici ses critères.

Critère A (Un requis) : La personne a été exposée à  la mort, une menace de mort, a subi une blessure sérieuse ou en a été menacé, a subi ou a été menacé de violence(s) sexuelle(s), dans les conditions suivantes :

  • Exposition directe à l’évènement
  • Témoin de l’évènement
  • Apprendre qu’un proche (famille ou ami) a vécu un tel évènement
  • Exposition indirecte à des détails repoussants, généralement lors d’une intervention professionnelle (i.e : premiers secours, urgentistes)

Critère B (un requis) : L’évènement traumatique est continuellement re-vécu, des manières suivantes :

  • Souvenirs bouleversants involontaires
  • Cauchemars
  • Flashbacks
  • Détresse émotionnelle lors de l’exposition à  des rappels traumatiques
  • Réactivité physique lors de l’exposition à  des rappels traumatiques

Critère C (un requis) : Evitement des stimuli reliés à l’évènement traumatique après le trauma, des manières suivantes :

  • Pensées ou sentiments reliés au trauma
  • Déclencheurs reliés au trauma

Critère D (deux requis) : Pensées ou sentiments négatifs qui ont débuté ou empiré après l’évènement traumatique, des manières suivantes :

  • Incapacité à se rappeler les moments clés de l’évènement
  • Pensées négatives exagérées par rapport à soi et par rapport au monde
  • Accusation de soi et des autres extrême comme étant responsable du trauma
  • Affects négatifs
  • Diminution de l’intérêt pour les activités
  • Sentiments d’isolation
  • Difficultés à expérimenter les affects positifs

Critère E (deux required) : Activation et réactivité reliées au trauma qui ont commencé ou empiré après l’évènement, des manières suivantes :

  • Irritabilité ou agressivité
  • Comportements à risque ou destructeur
  • Hypervigilance
  • Réactivité accrue
  • Difficulté de concentration
  • Difficulté de sommeil

Critère F (requis) :  Les symptômes durent depuis plus d’un mois.

Critère G (requis) : Les symptômes créent une détresse ou des difficultés de fonctionnement (social, professionnel).

Critère H (requis) : Les symptômes ne sont dus à aucune substance, médicament ou une autre maladie.

Blessure du Corps, de l’Esprit et de la Relation

Comme vous venez de le lire dans les différents symptômes et critères, la personne subissant un traumatisme est affecté à de nombreux niveaux.

  • Son système nerveux est atteint : fluctuations émotionnelles, irritabilité, sensibilité et symptômes dépressifs.
  • L’esprit est envahi : souvenirs, images intrusives, flashbacks, cauchemars, et pensées négatives.
  • La vie relationnelle est touchée : subissant tous ces maux, les victimes de traumatisme s’isolent, se coupent du monde, et de leur vie sociale.

On voit ici le défaut d’intégration que nous évoquions plus haut avec Dan J. Siegel.

Par Julien Baillet

 

 

 

Défi Neurofeedback (3) : Réévaluation

Défi Neurofeedback

Cet article est le 3 ème volet du Défi Neurofeedback. Dans mon article Le Neurofeedback : La Thérapie du Futur, je racontais la formation en Neurofeedback  BCIA que j’ai suivi à Paris en Décembre 2017. J’ai eu envie de partager sur mon blog ma progression, afin de vous aider à y voir clair sur ce qui se passe lors d’un entrainement Neurofeedback. C’est donc le Défi Neurofeedback ! Je vous propose de suivre le cas d’un patient au fur et à mesure de l’avancée du traitement. Et pour cela,  j’ai décidé que le patient ne serait autre que … moi même ! Je partage avec vous toutes mes avancées, surprises et pourquoi pas déceptions. Bonne lecture et bonne découverte !

Résultats de l’Entrainement

Voici déjà plusieurs séances que je m’entraine en suivant le premier protocole décrit dans l’article 2 du défi Neurofeedback. Après 12 séances à ce jour, je ressens des effets positifs de plus en plus présents. Ceux que je décrivais se sont maintenus :

  • amélioration de mon sommeil, je me rappelle davantage de mes rêves
  • diminution de ma fatigue
  • augmentation de ma capacité de concentration.

Un nouveau résultat s’y est ajouté :

  • augmentation de mon efficacité au travail. Les séances avec les patients semblent plus simples et plus fluides.

Si ces résultats sont tous très encourageants, le travail ne se fait pas tout seul ! Les séances sont parfois compliquées, et à de nombreuses reprises, je ne savais clairement pas ce que je faisais, ou devais faire, pour agir sur le fonctionnement de mon cerveau. Néanmoins, les faits sont là. Et les résultats. Et suffisamment pour me donner envie de continuer.

Au cours des séances, j’ai eu recours à une supervision avec mon formateur de Montréal, pour qu’il m’aiguille sur l’entrainement à tenir. Ce fut d’une grande aide, et éclairant quant au fonctionnement du cerveau lui même. C’est étrange à dire, mais même si je “cohabite” avec mon cerveau depuis ma naissance, je n’ai jamais vraiment “appris” à sentir comment il fonctionne. Je ne pense pas être le seul, mais désormais, j’y vois plus clair.

Réévaluation

Je n’ai pas encore effectué de réévaluation sur mon cerveau, n’ayant pas encore atteint le nombre de séances du premier protocole.

En revanche, je vais partager, avec son autorisation bien sûr, celle de ma collègue avec qui j’effectue l’entrainement. Vous allez ainsi pouvoir comparer l’avant-après de ses 15 premières séances d’entrainement.

Tadaaaaaa ! 😉 Il s’agit bien du même cerveau. Je vous le garantis. C’est moi qui lui ai fait passer ces évaluations et ai posé les électrodes.

Le résultat est sans appel. Une forte diminution des ondes alphas sur tout le fonctionnement.  Ainsi qu’une diminution des ondes rapides sur la région occipitale.

A nouveau, les améliorations sont là, visibles mais aussi ressenties.

Le neurofeedback semble bel et bien efficace. Mais ne nous emballons pas. Attentons la fin du traitement pour pouvoir conclure avec davantage d’éléments.

A suivre ! 🙂 🙂 🙂

Par Julien Baillet

 

 

Les 7 Lois Du Succès

Quelle est votre définition du succès ? De la réussite ? Est-ce votre statut social ? Vos diplômes ? Votre maison ? Votre compte en banque ? Ou bien une famille heureuse et en bonne santé. Et pourquoi pas tout cela en même temps!

Deepak Chopra

Selon Deepak Chopra, le succès et la réussite ne sont pas limités à l’aspect matériel. Médecin endocrinologue américain et d’origine indienne, Deepak Chopra a écrit près de 40 ouvrages traitant de la santé, du bien être et de développement personnel. Il a fondé en Californie le Chopra Center For Well Being. Il promeut depuis des années dans ses écrits la connexion corps-esprit, et la nécessité d’intégrer une dimension spirituelle à notre vie. Toutes deux sont sources de santé, de bonheur et de prospérité. Une autre de ses particularités, c’est qu’il ne rejette pas la matérialité ou l’argent. Pour lui, spiritualité et matérialité ne s’excluent pas. Selon le magasine Time, il gagnerait près de 15 millions de dollars par an, et serait une des 100 personnalités les plus influentes sur Terre. Il semble que Deepak Chopra sait de quoi il parle quand il parle de succès et de réussite.

Les Racines Du Succès

Selon Deepak Chopra,  les racines de la réussite sont essentiellement spirituelles. Il explore d’ailleurs ces questions dans un grand nombre de ses ouvrages. Et il apporte même des réponses. En voici quelques unes que j’applique le plus régulièrement possible, tirées de son livre “Les Septs Lois Spirituelles Du Succès“. Je vous encourage à les lire. A les relire. A les méditer. Vous allez voir que pour les occidentaux, beaucoup de ses principes ne vont pas de soi. Il va donc falloir faire preuve d’ouverture et de curiosité. Mais une fois que vous serez prêt(e) à les expérimenter,  il n’y a plus qu’à les appliquer 😉

1/ La Loi de Pure Potentialité 

Pour Deepak Chopra, l’univers est pure conscience en attente de réalisation, de manifestation. Il est donc pure potentialité. Il s’agit du champs de tous les possibles, où la créativité est infinie. Cette pure conscience serait notre essence spirituelle. A l’état originel, nous serions pures consciences. Le tout serait de s’y reconnecter.

a. Entrez en contact avec le champ de pure potentialité en prenant chaque jour un moment de silence. Pour Etre. Prenez donc le temps de méditer deux fois par jour, environ 30 minutes, matin et soir.

b. Prenez le temps, chaque jour, de communier avec la nature et de témoigner silencieusement de l’intelligence présente en toute chose vivante. Regardez le coucher du soleil, écoutez le bruit de l’océan ou d’un ruisseau, respirer le parfum d’une fleur. Vous entrerez alors en contact avec la profonde pulsation de la vie, le champ d’infini potentialité.

c. Pratiquez le non jugement. Souvenez vous en tout le long de la journée. Ne jugez rien, ni personne. Y compris vous-même.

2/ La Loi Du Don 

a. Où que vous allez au cours de votre journée, et quelle que soit la personne que vous rencontrez, donnez lui quelque chose. Il peut s’agir d’une fleur, d’un compliment, d’une prière ou d’une attention. Le Don n’est pas uniquement matériel.

b. Recevez tous les dons de la journée avec gratitude. Qu’ils soient matériels, ou immatériels. Accueillez aussi les dons de la nature : la lumière du soleil, le chant des oiseaux, la pluie, ou la neige.

c. Engagez vous dans la circulation de la richesse de votre vie en donnant et en recevant les biens les plus précieux de l’existence : l’attention, l’affection, le respect et l’amour. A chaque rencontre, souhaitez silencieusement le bonheur, la joie et le rire.

3/ La Loi Du Karma

La notion de karma renvoie à la relation de cause à effet, et à notre impact sur cette relation. Karma signifie “action”. Ce n’est en aucun cas une malédiction.

a. Soyez le témoin de vos choix. Il s’agit ainsi de choisir en conscience. Vous serez alors en contact avec le meilleur moyen de préparer votre futur.

b. Pour prendre chaque décision, posez-vous deux questions :

– Quelles seront les conséquences de ce choix ?

– Apportera-t-il bonheur et satisfaction à tous ceux qu’il concerne ?

c. Laissez votre coeur être votre conseiller. Si le choix vous apporte du confort, vous pouvez vous y abandonner. S’il produit une sensation d’inconfort, faites une pause et examinez les conséquences de ce choix.

4/ La Loi Du Moindre Effort

a. Pratiquez l’abandon. Acceptez les personnes, les situations, les circonstances et les évènements tels qu’ils se déroulent. Ne vous rebellez pas contre ce moment. Le moment est tel qu’il doit être, car l’univers est tel qu’il doit être. Acceptez les choses comme elles sont, ne combattez pas pour qu’elles soient comme vous le voulez.

b. Assumez la responsabilité de votre situation face aux évènements que vous considérez comme des problèmes. Cela implique ne blâmer personne, y compris vous-même. Tout problème est une opportunité déguisée.

c. Placez votre attention dans la confiance. Abandonnez le besoin de défendre votre point de vue, de convaincre ou de persuader les autres. Restez ouvert à tous les points de vue et ne vous attachez à aucun.

5/ Loi de L’Intention et Du Désir

a. Etablissez la liste de tous vos désirs. Portez là partout où vous allez. Relisez les avant chaque méditation, le soir avant de vous coucher, et le matin au réveil.

b. Confiez ces désirs à la matrice de la création. Si les choses ne se présentent pas comme vous le voulez, c’est pour une bonne raison. L’univers a pour vous des projets plus importants  que ceux que vous avez imaginé.

c. Pratiquez la conscience du présent. Ne laissez pas les obstacles vous priver de l’attention du moment présent. Acceptez ce moment tel qu’il est, et créez la manifestation du futur par votre attention et vos désirs les plus profonds.

6/ La Loi Du Détachement

a. Consacrez vous au détachement. N’imposez pas vos idées de ce qui selon vous devrait être. Ne cherchez pas à tout prix une solution aux problèmes, de façon à ne pas en provoquer d’autres. Participez dans un engagement détaché.

b. Accueillez l’incertain comme un ingrédient essentiel de votre expérience. Les solutions surgiront spontanément des problèmes, de la confusion, du désordre, du chaos. Plus l’incertitude augmentera, plus vous vous sentirez en sécurité. L’incertitude est le chemin de la liberté.

c. Entrez dans le champ de tous les possibles et anticipez le bonheur de rester ouvert à une infinité de choix. Vous ferez alors l’expérience de la joie, de l’aventure, de la magie et de son mystère.

7/ Loi Du Dharma, ou Du But De La Vie

a. Nourrissez avec amour le Dieu ou la Déesse qui vit au plus profond de votre âme. Portez votre attention sur l’esprit qui anime votre corps et votre pensée.

b. Etablissez une liste de vos talents particuliers. Notez ce que vous aimez faire, ce qui exprime vos talents. Quand vous mettrez ces talents au service de l’humanité, vous échapperez au temps et vous créerez l’abondance, pour vous comme pour les autres.

c. Posez vous chaque jour les questions  suivantes : ” Comment puis-je servir ? Comment puis-je aider ? ”

D’après l’ouvrage “Les Sept Lois Spirituelles Du Succès” de Deepak Chopra.

 

Par Julien Baillet

Pourquoi La Parole Ne Suffit Pas Dans La Thérapie du Trauma ?

Le docteur Bessel Van Der Kolk, M.D, est le fondateur et le directeur médical du Centre pour le Trauma de Brookline dans le Massachusetts. Il est aussi professeur en psychiatrie à l’Ecole de Médecine de l’Université de Boston et dirige le Réseau National Du Traitement du Trauma Complexe. Il publiait en 2014 “The Body Keeps The Score”, un véritable chef-d’oeuvre pour ceux qui comme moi s’intéresse à soigner le traumatisme. Ce livre est l’aboutissement de plus de 30 ans de travaux du Dr Van Der Kolk sur les questions du traumatisme. Cet homme est tout simplement “La” référence en matière de trauma à l’heure actuelle.

Bessel Van Der Kolk, M.D, The Body Keeps The Score

Dans son livre, il aborde (entre autres…) un point qu’il me semble majeur d’intégrer dans notre compréhension de la psychologie au 21ème siècle. C’est ce point que je souhaite partager avec vous dans cet article.

Une Etude Novatrice

En 1994, il y a 24 ans donc, Bessel Van Der Kolk (BVDK) se voit proposé de participer à une étude pour découvrir ce qui se passe dans le cerveau des patients qui ont des flash-backs  ( un des nombreux symptômes post traumatiques ). Il proposa donc à 8 de ses patients désireux de comprendre le fonctionnement de leur cerveau s’ils voulaient participer. Tous acceptèrent.

L’idée de la recherche était de placer ces patients dans un IRMf (L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle est une application de l’imagerie par résonance magnétique permettant de visualiser, de manière indirecte, l’activité cérébrale), et de leur lire en même temps un script relatant les différents moments de leur expérience traumatique. Il suffisait ensuite d’observer la réaction du cerveau  des patients au fur et à mesure de la lecture, et de ce qu’elle déclenchait. Pour comparer ces données, on lisait aussi un script neutre (comme se lever le matin, se brosser les dents, etc) aux patients.

Une fois les données des 8 patients récoltées, statisticiens et mathématiciens créèrent les images composites permettant d’illustrer ce qui s’était passé dans le cerveau des patients.

Les Résultats

 Cette étude a clairement montré que quand on présente des images, des sons ou des pensées reliées à une expérience traumatique, la région de l’amygdale se réactive, même si les évènements ont eu lieu il y a plus de 10 ans. L’activation de ce centre de la peur déclenche une cascade d’hormones de stress et d’impulsions nerveuses qui augmentent la pression sanguine, le rythme cardiaque et la prise d’oxygène, préparant le corps au combat ou à la fuite. Cette réaction de l’amygdale était déjà connue, et attendue par les chercheurs.

En revanche, une découverte plus surprenante fut “un point blanc dans le lobe frontal gauche du cortex, dans une région nommée l’aire de Broca”. La couleur blanche signifiait qu’il y a avait une diminution de l’activité dans cette région. Et l’aire de Broca est un des centres du cerveau dédié à la parole. Ce qui fait dire à BVDK : ” Sans une aire de Broca qui fonctionne, vous ne pouvez pas mettre en mots vos pensées et vos émotions. Nos scans ont montré que l’aire de Broca s’éteint dès qu’un flashback est déclenché. En d’autres mots, nous avions la preuve visuelle que les effets du trauma ne sont pas si différents (…) des effets de lésions physiques comme dans l’AVC. ” (The Body Keeps The Score, 2014)

Dans le même temps que cette désactivation, une autre région, l’aire 19 de Broadmann, s’allumait chez les participants. Cette région du cortex visuel enregistre les images quand elles entrent pour la première fois dans le cerveau. En théorie, elle ne devrait donc pas s’activer lorsqu’on demande aux patients de se remémorer des souvenirs, même traumatiques. Et pourtant. L’équipe de BVDK a pu voir s’allumer cette région même des décennies après, comme si l’évènement, pour le cerveau, venait d’avoir lieu…

D’Importantes Implications

Ces découvertes sont lourdes de conséquence, à plusieurs niveaux.

  • Le constat d’un tel phénomène physiologique vient expliquer pourquoi autant de victimes restent silencieuses sur ce qu’elles ont subi. Si le cerveau éteint les aires de la parole quand une victime se remémore un évènement traumatique, comment en parler ? Comment prévenir son entourage ? Comment déposer plainte devant la justice ? Comment se protéger ? C’est tout simplement mission impossible.

 

  • Cela remet en question notre façon d’envisager la thérapie. La psychologie traditionnelle ( surtout psychanalytique, mais pas seulement ) possède un héritage théorique immense qui base ses principes thérapeutiques sur la parole du patient. Or comment demander à un patient de parler, quand son cerveau l’en empêche ? Plus d’un siècle de thérapie et de psychologie centrées sur la parole du patient sont remises en question par ces résultats.

 

  • Cela permet aux proches, à l’entourage des victimes, de comprendre pourquoi elles ne peuvent pas leur exprimer leur souffrance. Ce n’est pas qu’elles ne veulent pas. Elles ne peuvent pas en parler. Le corps réagit uniquement sur un plan émotionnel et sensoriel, mais la parole reste alors bloquée, de façon involontaire. 

 

  • Cela permet aux victimes de cesser de culpabiliser. Ce n’est pas de leur faute si elles n’ont pas été, ou ne sont toujours pas en mesure de parler de leur souffrance. Ce sont les conséquences du trauma qui les en empêche. Elles sont doublement pénalisées : victimes lors de l’évènement traumatique, et victimes des conséquences du trauma.

 

  • Enfin, cela nous fait réaliser que forcer la parole des patients traumatisés correspond en fait à de la maltraitante. Si leur cerveau n’est pas en mesure de produire de la parole, cela n’a aucun sens de demander aux patients de parler. Cela n’a aucune vertu thérapeutique. C’est pourquoi il est préférable d’envisager d’autres approches, plus corporelles, attentionnelles et sensorielles (EMDR, Thérapie Sensorimotrice, Brainspotting.)

 

Par Julien Baillet

 

Retrouvez d’autres informations sur le fonctionnement du traumatisme dans les articles ci-dessous :

https://mestherapiesenligne.com/traumatisme/

https://mestherapiesenligne.com/liberer-traumatisme-kung-fu-panda/

https://mestherapiesenligne.com/emdr-souvenir-pathogene-t-a-i/

 

EMDR et Estime De Soi

 

Parmi les symptômes que les patients rapportent le plus souvent en thérapie, le manque de confiance en soi, ou la faible estime de soi se place aisément dans les premières places. Il est presque sur le podium. Il faut dire que ses symptômes ne sont pas agréables, très fréquents, et handicapants. Peut être les avez vous déjà expérimentés, ou bien vous les expérimentez encore. Si vous n’avez jamais connu des moments de faible estime de vous même, prenez le temps de vous imaginer ainsi :  croire que l’on est pas capable, qu’on est nul, voué à l’échec, et qu’on ne peut pas compter sur soi-même. Pas agréable, n’est-ce pas ? Ni motivant. Et pourtant. Avoir ces pensées arrive bien plus souvent qu’on le pense. D’où est-ce que ça vient ? Voyons cela …

Un Symptôme Post Traumatique

Parmi toutes les théories qui abordent le fonctionnement de l’Estime de Soi et sa place dans les souffrances que peuvent expérimenter les gens, rares sont celles qui abordent sa connexion au traumatisme.

Parenthèse : je trouve que bon nombre de ces théories sont totalement artificielles et déconnectées de ce qu’un patient réel peut vivre. A croire que certains auteurs et chercheurs ne savent pas ce qu’est un patient. Ils établissent des concepts descriptifs très pointus, qu’ils ne prennent jamais le temps de relier à ce que les gens ressentent, expérimentent, ou vivent. C’est une psychologie désincarnée que vous pouvez lire malheureusement  dans beaucoup trop d’ouvrages.  Du coup, à force de créer du concept et à les relier uniquement entre eux, aucune application clinique n’est possible tant les concepts sont coupés du réel. Pourtant, la psychophysiologie, les neurosciences, la neurobiologie interpersonnelle, la psycho-traumatologie, (etc) apportent régulièrement des données et des informations qui nous permettent d’incorporer la psychologie, la rendre plus réelle, plus concrète à notre vie et nous permettre d’agir dessus. Et surtout, de nombreux cliniciens construisent des outils pour soigner ces symptômes. Fin de la parenthèse.

La faible Estime de Soi fait partie intégrante des symptômes post traumatiques. Voyez par vous même.  Le critère D du DSM5 concernant l’Etat de Stress Post Traumatique l’aborde largement :

Critère D : Pensées et/ou émotions négatives qui ont commencé ou ont empiré après le trauma, comme suit :

• Une incapacité à se remémorer les moments clés du trauma

• Pensées et suppositions négatives excessives à propos de soi ou du monde 

• Accusation de soi ou des autres exagérée dans la responsabilité du trauma (c’est leur faute si/c’est ma faute si c’est arrivé)

• Affects négatifs 

• Diminution de l’intérêt pour les activités

• Sentiment d’isolement

• Difficultés à ressentir des affects positifs

( D’après https://www.ptsd.va.gov/professional/PTSD overview/dsm5_criteria_ptsd.asp)

En caractères gras,  on retrouve tous les éléments d’une faible estime de soi.

Il ne s’agit pas de dire ici que tous les problèmes d’estime de soi sont d’origine traumatiques. Même si personnellement je ne suis pas loin de le constater. Car dans ma pratique, tous les problèmes d’estime de soi traités dans une perspective traumatique se sont largement améliorés, ou ont complètement disparu. Je dis bien tous. Mais bon. Cela reste de l’expérience clinique, et non de la recherche validée.

Quelles Conséquences ?

Ce que je trouve particulièrement intéressant dans ces critères, c’est le lien qui est fait avec les émotions. Une faible estime de soi n’est pas émotionnellement neutre. Cela implique donc que l’estime de soi n’est pas uniquement rationnelle. De là, nous avons une porte d’entrée très différente qui s’ouvre à nous pour traiter en profondeur les racines du manque d’estime de soi, au lieu de se limiter à une reconstruction cognitive de croyances erronées. Ici, la croyance est plutôt déformée par l’affect.

Les praticiens EMDR le savent bien. Il est systématique de repérer une distorsion cognitive lors du rappel d’un évènement traumatique. Le simple fait de se rappeler un évènement qui nous fait encore souffrir émotionnellement vient affecter le fonctionnement de notre cortex pré-frontal, dont les différentes régions sont particulièrement impliquées dans la cognition : parole, prise de décision, planification, orientation, réflexion, régulation des émotions, empathie et d’autres encore.

Sachant cela, il s’agit de donner une nouvelle perspective au manque d’estime de soi . Il semble insuffisant de la limiter à un schéma de croyances inadaptées apprises. Il s’agit d’impliquer la dimension émotionnelle en envisageant le manque d’estime de soi par la distorsion de ces croyances sur soi-même due à des événements douloureux . Nous ne sommes pas pure cognition. Loin de là.

EMDR et Estime de Soi : La Thérapie de Mme C

Mme C est une patiente que j’accompagne depuis quelques mois maintenant. Parmi tous les symptômes qu’elle rencontre, le manque d’estime de soi est un symptôme récurrent. Toutes ses séances sont agrémentées d’anecdotes où elle pense “je suis nul”, “je n’y arriverai jamais” ou “je ne peux pas faire ça”.

Suite à une séparation, elle a souhaité entamer une thérapie EMDR pour l’aider à  “débloquer ses freins”. Etant dans une démarche introspective et de développement personnel, elle avait réalisé l’existence de ces “freins”. Sans parvenir à les faire disparaitre.

Après notre première rencontre, nous avons pris le temps d’une séance pour identifier quels étaient les souvenirs cibles à traiter.  Ces souvenirs sont ceux qui, selon la théorie du Traitement Adaptatif de l’Information, maintiennent le système de réseaux dysfonctionnels que Mme C appelle ses “freins”.  Après cette séance de repérage, nos séances se sont focalisées sur la digestion, l’intégration des souvenirs, de leurs émotions et de leurs sensations associées.

Les résultats ne se sont pas fait attendre :

  • Après une séance, Mme C se sentait déjà plus capable. Elle l’a notamment remarqué dans ses relations avec son ex mari. Leurs relations restaient en effet tendues depuis la séparation. Mme C se mettait notamment la pression concernant leurs filles, et la communication que Mme C devait entretenir avec son ex mari pour leur éducation. Elle se sentait nerveuse au moindre sms ou appel téléphonique de celui-ci. Une boule au ventre la prenait systématiquement. Après la première séance, ces sensations avaient diminué, ainsi que la peur qui y était associée.
  • Après la deuxième séance, toutes les sensations négatives avaient disparu. Le traitement a aussi impacté une sensation de stress par rapport à l’heure. Mme C s’interdisait à tout prix d’être en retard. Cette pression avait disparu après cette séance.
  • Après la troisième séance, Mme C se montrait plus ouverte, moins hésitante dans son discours, plus détendue et souriante. Elle sent déjà qu’elle n’est plus la même personne. Elle a pu reprendre ses recherches concernant un travail, qu’elle avait mis de côté, ne se sentant pas capable d’y arriver.

Conclusion

Même si j’observe ce type d’évolution chez mes patients depuis plusieurs années maintenant, je suis toujours émerveillé de voir la transformation des gens, et de pouvoir y participer. Ce sont des moments magiques.

Ces résultats illustrent parfaitement notre postulat théorique de départ. Traiter les racines traumatiques du manque d’estime de soi le font progressivement disparaitre. Et ce de façon durable. Quand l’intégration est complète, nous n’avons plus aucune raison de nous sentir nul, incapable ou pas à la hauteur, car toutes les informations émotionnelles et sensorielles qui soutenaient ces croyances ont disparu.

 

Par Julien Baillet

 

Défi Neurofeedback : Entrainement (2)

Défi Neurofeedback

Cet article est le 2ème volet du Défi Neurofeedback. Dans mon article Le Neurofeedback : La Thérapie du Futur, je racontais la formation en Neurofeedback  BCIA que j’ai suivi à Paris en Décembre 2017. J’ai eu envie de partager sur mon blog ma progression, afin de vous aider à y voir clair sur ce qui se passe lors d’un entrainement Neurofeedback. C’est donc le Défi Neurofeedback ! Je vous propose de suivre le cas d’un patient au fur et à mesure de l’avancée du traitement. Et pour cela,  j’ai décidé que le patient ne serait autre que … moi même ! Je partage avec vous toutes mes avancées, surprises et pourquoi pas déceptions. Bonne lecture et bonne découverte !

Entrainement Neurofeedback

Dans l’article Défi Neurofeedback : Première Evaluation (1), nous avons vu en détails l’évaluation EEG, ainsi que le(s) programme(s) d’entrainement qui en découlent. Pour rappel, ou pour les nouveaux lecteurs, mon programme d’entrainement se déroulera sur 35 à 55 séances (2 fois par semaine), réparties sur 3 ou 4 protocoles. Cela est du à l’excès d’ondes alpha présent sur tout mon cortex.

Voici à quoi ressemble mon premier protocole :

On m’a branché une électrode dans la région C4 (cerveau droit, à mi chemin entre le sommet du crâne et mon oreille).

Sur ce point, je dois entrainer mon cerveau sur 3 types d’ondes.

1/ Je dois renforcer l’activité des fréquences de 13 à 16Hz, ou de Bas Bêta. 

2/ Je dois inhiber  l’activité des  fréquences 8 à 11Hz, fréquences Alpha. 

3/ Je dois inhiber l’activité des  fréquences 18 à 30Hz, fréquences de Haut Bêta. 

Voici ce que cela donne. Comme si vous y étiez 🙂

Ecran d’Entrainement Neurofeedback

Voici l’écran d’entrainement que j’utilise. D’autres présentations existent, selon l’entrainement que vous devez faire, et selon aussi la technologie que vous utilisez.

A gauche, les 3 colonnes que vous voyez vont me communiquer une information visuelle (Feedback) sur les 3 types d’ondes que je dois travailler.

  • Celle tout à gauche est celle que je dois renforcer, c’est à dire les ondes bas bêtas. L’activité est rouge si elle n’est pas suffisante, et devient verte quand j’arrive à la renforcer, quand je dépasse le trait jaune de la colonne.
  • Celle du milieu mesure l’inhibition des ondes alphas. Elle reste verte quand je ne dépasse pas la barre jaune, donc quand j’arrive à l’inhiber.
  • Celle de droite mesure l’inhibition en haut bêta. Elle reste verte quand je ne dépasse pas la barre jaune, donc quand j’arrive à l’inhiber.

A droite, l’image du paysage fixe est celle d’une vidéo qui va se mettre en mouvement lors de l’entrainement. Elle vient m’aider à traiter de l’information, et donc à agir sur les ondes du cerveau.

Enfin, un feedback sonore accompagne l’entrainement. Il se coupe quand j’échoue, et reprends quand je réussis. Autrement dit, c’est l’outil idéal pour massacrer une chanson que vous n’aimez pas ! Blague à part, le retour sonore aide à savoir, quand le son est fluide, si on a réussi nos tâches, ou pas.

En Vidéo 🙂

Et voici maintenant une vidéo d’une petite partie de mon deuxième entrainement ! Montez le son ! Enjoy 🙂

Qu’en dites vous ? Ca vous donne envie d’essayer ? 🙂

Il faut savoir qu’au cours d’une séance d’entrainement, on répète une dizaine de session qui durent chacune 3 minutes, le but étant d’augmenter le temps au fur et à mesure de l’avancée du protocole.

Mon Ressenti

A ce jour, j’ai effectué deux séances d’entrainement.

La première était celle de la découverte.  Il m’a fallu un certain temps pour trouver des repères. Je ne me suis pas du tout concentré sur les 3 colonnes, mais sur une seule à la fois. Et sur la vidéo, plus que sur la musique. C’est suffisamment complexe comme ça ! J’ai donc cherché, au fur et à mesure des répétitions, des ressentis d’états internes qui avaient un impact sur les lumières. Et quand j’en trouvais, je m’efforçais de les répéter. Par exemple, avec le changement de paysages, je me suis concentré sur le changement de couleur et de textures. C’est ce qui marchait le mieux pour renforcer les bas bêtas. Cela demande d’être très à l’écoute de ses ressentis et de sa perception. On appelle cela l’interoception. Grâce à cela, on est connecté à notre vie intérieure, sous ses multiples formes. Je médite depuis plusieurs années quotidiennement, et cela m’aide à développer ce sens primordial.

La seconde séance fut un peu plus confuse. J’avais l’impression de n’arriver à rien, que mon cerveau ne faisait que ce qu’il voulait. Que je n’avais aucun impact sur lui. Pourtant, à la fin des 10 sessions, les résultats montraient que je parvenais de mieux en mieux à renforcer les ondes bas bêtas. En revanche, aucun progrès pour inhiber l’alpha ! Et aucun changement pour les hauts bêtas.  Voyez vous-même les résultats de mes deux séances.

Je comprends mieux qu’il faille autant de séances. On retrouve les 3 colonnes.

On voit que les valeurs de gauche augmentent, donc que j’arrive à les renforcer. Par contre, celle du milieu augmente aussi, alors que je devrais la freiner. La troisième est plutôt stable.

Résultats

Je ressens déjà des effets sur mon fonctionnement quotidien. Je sens que mon sommeil s’est amélioré, je me sens moins fatigué, et plus concentré aussi.

Et comme je me déplace beaucoup en scooter, je note que ma concentration est plus intense, ma conduite a gagné en fluidité.

J’ai le sentiment d’un travail très fin qui se fait en profondeur. Je prends progressivement conscience de l’impact des ondes cérébrales sur différents domaines de ma vie. Comme si j’entrais dans un autre monde, avec d’autres règles, d’autres lois.

A bientôt pour la suite de l’entrainement 🙂 🙂 🙂 !

P.S : Ci dessous, les liens pour les autres articles sur le Neurofeedback.

Défi Neurofeedback : Première Evaluation (1)

Le Neurofeedback : la Thérapie du Futur

Par  Julien Baillet

Défi Neurofeedback : Première Evaluation (1)

Défi Neurofeedback

Dans mon article Le Neurofeedback : La Thérapie du Futur, je racontais la formation en Neurofeedback  BCIA que j’ai suivi à Paris en Décembre. Après la théorie, place à la pratique et à l’application ! J’ai eu envie de partager sur mon blog ma progression, afin de vous aider à y voir clair sur ce qui se passe en Neurofeedback. Ce sera donc le Défi Neurofeedback ! Je vous propose de suivre le cas d’un patient au fur et à mesure de l’avancée du traitement. Et pour cela,  j’ai décidé que le patient ne serait autre que … moi même ! Je partagerai avec vous toutes mes avancées, surprises et pourquoi pas déceptions. Bonne lecture et bonne découverte !

L’ Evaluation Neurofeedback

Pour nous entrainer, une collègue et moi même avons décidé de nous traiter mutuellement en Neurofeedback. Il y a deux semaines de cela, j’effectuais, et je recevais, ma première évaluation en EEG. L’évaluation est un moment clé, puisque c’est  à partir d’elle que l’on va construire la suite de la prise en charge. D’autres seront prévues au cours du protocole d’entrainement  (ou des protocoles). Cela permettra de corriger l’entrainement au fur et à mesure du processus. 

L’évaluation EEG que j’ai reçue est porte sur 10 points ou zones du cerveau.  D’autres évaluations existent sur 12, 19, 32, 64, 128, 356 points ou plus ! Mais elles demandent plus de matériel. Bien sûr, plus il y a de mesures, plus la précision de l’évaluation est grande. Voici la localisation des 10 points de mesure (le triangle vers le haut représente le nez !) :

Pendant près d’une heure, à tour de rôle , ma collègue et moi-même nous sommes branchés des électrodes sur la tête et aux oreilles afin de recueillir l’activité électrique de notre cerveau.  Voici comment cela se déroule. 

Tout d’abord, on nettoie les lobes des oreilles pour y brancher deux électrodes qui ne bougeront plus pendant l’évaluation. On repère ensuite les 10 différents points sur le crâne, sur lesquels on va poser les électrodes 2 par 2. On nettoie le cuir chevelu au niveau de ces points, puis on appuie une pâte conductrice sur l’électrode avant de la placer sur le point. A chaque point, on vérifie l’impédance, la conductivité de l’électrode pour être certain qu’elle mesure correctement l’activité électrique, histoire de ne pas prendre de mesure pour rien ! Une fois cela vérifié, l’ordinateur enregistre l’activité durant 3 minutes. Une fois fait, on répète tout cela 5 fois. Environ une heure plus tard, nous avons toutes les informations nécessaires.

Traitement des Données

Une fois toutes ces données récoltées, il va falloir les exploiter. On va d’abord les transformer en graphique pour pouvoir analyser l’activité du cerveau. Voici le graphique de mon 1er EEG.

Vous pouvez voir 10 courbes sur le graphique, chacune correspondant à un point qu’on a évalué. Comme je débute, j’ai transmis ces données à l’institut de formation pour qu’ils les traitent, et m’aident à construire un protocole d’entrainement adéquat pour le patient. Cela me permet d’apprendre à lire les données, à construire des protocoles de soin pour mes patients, tout en évitant de me tromper. C’est le patient qui est gagnant ! En l’occurence, moi-même 😉

Les résultats de l’interprétation de mon EEG abordent 2 points :

On note de grandes concentrations d’ondes alpha partout sur le cortex. Ces ondes pourraient être l’élément en faute pour des difficultés cognitives notées ainsi que des difficultés d’autorégulation émotionnelle.

– On note également des amplitudes importantes des ondes haut-bêta sur les régions frontales. Cela pourrait indiquer des efforts de compensation de la part du cerveau. Toutefois ces ondes pourraient également nuire à l’autorégulation émotionnelle, au sommeil, et pourraient aussi produire des maux de tête.

Cette analyse correspond exactement aux symptômes que je subis depuis des années.

Protocole d’Entrainement

Pour permettre à mon cerveau de mieux fonctionner, je vais devoir bénéficier d’un entrainement de 35 à 55 séances (2 fois par semaine), réparties sur 3 ou 4 protocoles. Cela est du à l’excès d’ondes alpha présent sur tout mon cortex.

L’entrainement va consister à inhiber et/ou renforcer  l’activité de certaines régions du cerveau. Soit on augmente l’activité d’un point, soit on la freine, on la ralentit, et ce grâce à nos capacités attentionnelles.

Voici à quoi ressemblera mon premier protocole :

On va me brancher un électrode dans la région C4 (voir la photo plus haut, le point rouge entre C2 et C6).

Sur ce point, je vais entrainer mon cerveau sur 3 types d’ondes.

1/ Je vais devoir renforcer l’activité des fréquences de 13 à 16Hz, ou de Bas Bêta. 

2/ Je vais devoir inhiber  l’activité des  fréquences 8 à 11Hz, fréquences Alpha. 

3/ Je vais devoir inhiber l’activité des  fréquences 18 à 30Hz, fréquences de Haut Bêta. 

Dans l’idéal, je devrai arriver à faire tout cela en même temps ! Comme vous pouvez le voir, j’ai du boulot qui m’attend ! Mais pour tout vous dire, je suis impatient de commencer. Curieux de découvrir comment agir sur mon cerveau grâce à l’entrainement, mais aussi impatient de lui apporter moins de souffrance.

Promis, je vous raconte cela la prochaine fois 🙂 🙂 🙂 A bientôt pour la suite du Défi Neurofeedback !!!

P.S : Si vous n’avez pas lu Le Neurofeedback : La Thérapie du Futur ?, cliquez sur le lien 😉

Par Julien Baillet