Les Antidépresseurs Sont Ils Vraiment Efficaces ?

Consommation d’Antidépresseurs : les USA Number One 

Parmi les plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde, les Etats-Unis d’Amérique prennent la première place, en terme de pourcentage de population. Pourtant, l’efficacité du médicament est encore largement débattue. Le problème n’est pas que l’on manque de recherches : plus de 150000 occurrences dans le moteur de recherche pubmed ( moteur de recherche dédié aux publications scientifiques). Il semble plutôt qu’un tri soit opéré à la sortie des recherches : les études positives sont gardées, les négatives mises à la poubelle. Pas très objectif, ni scientifique tout ça. Et pourtant…

Utilisateurs d’antidépresseurs pour 1000 habitants à travers le monde (d’après l’OCDE)

Du Tri Dans Les Recherches 

En 2008, un groupe de chercheurs (Erick H. Turner & al., 2008) est arrivé à cette conclusion en établissant une méta-analyse de recherches sur les antidépresseurs enregistrées par l’administration américaine des nourritures et des médicaments (Food & Drug Administration) comme preuve pour approuver leur commercialisation. Les entreprises étaient censées soumettre tous les résultats, qu’elle qu’en soit l’issue.

Les chercheurs ont trouvé 74 études, comprenant plus de 12500 patients, concernant l’approbation de médicaments entre 1987 et 2004. La moitié montraient un résultat “positif”, l’antidépresseur se montrant plus efficace qu’un placébo. L’autre moitié était négative.  Mais ce que montrait la littérature publiée en donnait une toute autre image. En effet, presque toutes les études positives apparaissent, mais seulement trois des négatives apparaissent comme étant négatives. Vingt-deux n’ont jamais été publiées, onze ont été remaniées pour être publiées comme apparaissant positives.

Ce qui s’appelle de la manipulation …

Et Pour L’Efficacité ?

La même année, une autre méta-analyse (Irving Kirsch et al., 2008) soulevait cette fois un autre problème : les chercheurs remettaient cette fois en question l’efficacité d’un antidépresseur.  Ils se sont demandés si l’efficacité dans l’étude était liée au niveau de dépression des participants, ou à l’efficacité du médicament donné. En fait, l’efficacité de l’antidépresseur s’est montrée limitée pour les dépressions modérées, et mineure pour les dépressions sévères.

A nouveau, on appelle cela de la manipulation. Le message de ces deux études était que l’efficacité des anti-dépresseurs était sur-évaluée, et que leur bénéfice serait limité à de trop rares patients utilisant le médicament.

10 Ans Plus Tard…

Plus récemment, en février 2018, une étude particulièrement minutieuse vient mettre à jour ces informations. Andrea Cipriani et al. (2018) ont rassemblé cette fois des données de la littérature médicale, des agences de régulation et des registres internationaux, pour créer l’étude la plus exhaustive à ce jour.

21 antidépresseurs utilisés pour traiter les dépressions majeurs ont été analysé grâce à une technique de “réseau méta-analytique” pour comparer les traitements entre eux.  Les chercheurs ont non seulement évalué si les médicaments fonctionnaient, mais aussi comment ils étaient supportés par les patients (critère d’acceptabilité).

Ils ont trouvé 522 recherches, incluant plus de 116000 participants.

  • La ” Bonne” Nouvelle : 

Tous les antidépresseurs se sont montrés plus efficaces que les placébos. Ils varient modérément en terme d’efficacité et d’acceptabilité.  De plus, les études les plus petites n’ont pas de résultats différents des plus grandes études.

  • Mais : 

La grande majorité des études est financée par les industries pharmaceutiques. De ce fait, cette méta-analyse ne possède pas suffisamment de données issues d’études non financées par les industries pharmaceutiques pour pouvoir déterminer s’il existe une différence entre elles, ou pas.

Un biais de “nouveauté” a aussi été signalé : les antidépresseurs ont semblé être plus efficaces et plus acceptables quand ils venaient d’arriver sur le marché, et perdre en efficacité et acceptabilité des années plus tard.

  • La Mauvaise Nouvelle :

Même si certaines différences significatives sont apparues, l’ampleur de l’effet reste le plus souvent modeste. Les bénéfices ont été remarqué pour les personnes souffrant de dépression majeure, et spécialement à court terme. En d’autres termes, cette étude montre que lorsque les patients sont atteints de dépression majeure, le traitement avec antidépresseurs fonctionne pour améliorer leur état dans les deux premiers mois de traitement.

Mais à cause du manque de données, nous ne savons pas bien comment les antidépresseurs fonctionnent avec les symptômes légers, et surtout quand les patients ont été traité pendant des mois voir des années auparavant.  Ce qui, d’après les statistiques, représente un nombre considérable de gens.

Pour Conclure

Avec une si grande méta-analyse, contenant environ 10 fois plus d’informations qu’il y a 10 ans, plus de données non publiées et plus d’antidépresseurs évalués,  on ne peut pas enlever aux chercheurs une volonté de mieux faire, de moins “manipuler” les résultats et d’optimiser leur évaluation de l’efficacité des antidépresseurs.

Mais même avec autant de données, de nombreuses questions restent sans réponses.  Ce qui n’empêche pas ces médicaments d’être largement utilisés, et qu’aucune agence de régulation ne demande plus d’informations.  Le principe de précaution ne semble pas vraiment prioritaire.  Si les patients veulent des réponses, ils auront probablement besoin d’exiger eux-mêmes des recherches. A quand des recherches indépendantes ? Bientôt j’espère.

 

Les 7 Lois Du Succès

Quelle est votre définition du succès ? De la réussite ? Est-ce votre statut social ? Vos diplômes ? Votre maison ? Votre compte en banque ? Ou bien une famille heureuse et en bonne santé. Et pourquoi pas tout cela en même temps!

Deepak Chopra

Selon Deepak Chopra, le succès et la réussite ne sont pas limités à l’aspect matériel. Médecin endocrinologue américain et d’origine indienne, Deepak Chopra a écrit près de 40 ouvrages traitant de la santé, du bien être et de développement personnel. Il a fondé en Californie le Chopra Center For Well Being. Il promeut depuis des années dans ses écrits la connexion corps-esprit, et la nécessité d’intégrer une dimension spirituelle à notre vie. Toutes deux sont sources de santé, de bonheur et de prospérité. Une autre de ses particularités, c’est qu’il ne rejette pas la matérialité ou l’argent. Pour lui, spiritualité et matérialité ne s’excluent pas. Selon le magasine Time, il gagnerait près de 15 millions de dollars par an, et serait une des 100 personnalités les plus influentes sur Terre. Il semble que Deepak Chopra sait de quoi il parle quand il parle de succès et de réussite.

Les Racines Du Succès

Selon Deepak Chopra,  les racines de la réussite sont essentiellement spirituelles. Il explore d’ailleurs ces questions dans un grand nombre de ses ouvrages. Et il apporte même des réponses. En voici quelques unes que j’applique le plus régulièrement possible, tirées de son livre “Les Septs Lois Spirituelles Du Succès“. Je vous encourage à les lire. A les relire. A les méditer. Vous allez voir que pour les occidentaux, beaucoup de ses principes ne vont pas de soi. Il va donc falloir faire preuve d’ouverture et de curiosité. Mais une fois que vous serez prêt(e) à les expérimenter,  il n’y a plus qu’à les appliquer 😉

1/ La Loi de Pure Potentialité 

Pour Deepak Chopra, l’univers est pure conscience en attente de réalisation, de manifestation. Il est donc pure potentialité. Il s’agit du champs de tous les possibles, où la créativité est infinie. Cette pure conscience serait notre essence spirituelle. A l’état originel, nous serions pures consciences. Le tout serait de s’y reconnecter.

a. Entrez en contact avec le champ de pure potentialité en prenant chaque jour un moment de silence. Pour Etre. Prenez donc le temps de méditer deux fois par jour, environ 30 minutes, matin et soir.

b. Prenez le temps, chaque jour, de communier avec la nature et de témoigner silencieusement de l’intelligence présente en toute chose vivante. Regardez le coucher du soleil, écoutez le bruit de l’océan ou d’un ruisseau, respirer le parfum d’une fleur. Vous entrerez alors en contact avec la profonde pulsation de la vie, le champ d’infini potentialité.

c. Pratiquez le non jugement. Souvenez vous en tout le long de la journée. Ne jugez rien, ni personne. Y compris vous-même.

2/ La Loi Du Don 

a. Où que vous allez au cours de votre journée, et quelle que soit la personne que vous rencontrez, donnez lui quelque chose. Il peut s’agir d’une fleur, d’un compliment, d’une prière ou d’une attention. Le Don n’est pas uniquement matériel.

b. Recevez tous les dons de la journée avec gratitude. Qu’ils soient matériels, ou immatériels. Accueillez aussi les dons de la nature : la lumière du soleil, le chant des oiseaux, la pluie, ou la neige.

c. Engagez vous dans la circulation de la richesse de votre vie en donnant et en recevant les biens les plus précieux de l’existence : l’attention, l’affection, le respect et l’amour. A chaque rencontre, souhaitez silencieusement le bonheur, la joie et le rire.

3/ La Loi Du Karma

La notion de karma renvoie à la relation de cause à effet, et à notre impact sur cette relation. Karma signifie “action”. Ce n’est en aucun cas une malédiction.

a. Soyez le témoin de vos choix. Il s’agit ainsi de choisir en conscience. Vous serez alors en contact avec le meilleur moyen de préparer votre futur.

b. Pour prendre chaque décision, posez-vous deux questions :

– Quelles seront les conséquences de ce choix ?

– Apportera-t-il bonheur et satisfaction à tous ceux qu’il concerne ?

c. Laissez votre coeur être votre conseiller. Si le choix vous apporte du confort, vous pouvez vous y abandonner. S’il produit une sensation d’inconfort, faites une pause et examinez les conséquences de ce choix.

4/ La Loi Du Moindre Effort

a. Pratiquez l’abandon. Acceptez les personnes, les situations, les circonstances et les évènements tels qu’ils se déroulent. Ne vous rebellez pas contre ce moment. Le moment est tel qu’il doit être, car l’univers est tel qu’il doit être. Acceptez les choses comme elles sont, ne combattez pas pour qu’elles soient comme vous le voulez.

b. Assumez la responsabilité de votre situation face aux évènements que vous considérez comme des problèmes. Cela implique ne blâmer personne, y compris vous-même. Tout problème est une opportunité déguisée.

c. Placez votre attention dans la confiance. Abandonnez le besoin de défendre votre point de vue, de convaincre ou de persuader les autres. Restez ouvert à tous les points de vue et ne vous attachez à aucun.

5/ Loi de L’Intention et Du Désir

a. Etablissez la liste de tous vos désirs. Portez là partout où vous allez. Relisez les avant chaque méditation, le soir avant de vous coucher, et le matin au réveil.

b. Confiez ces désirs à la matrice de la création. Si les choses ne se présentent pas comme vous le voulez, c’est pour une bonne raison. L’univers a pour vous des projets plus importants  que ceux que vous avez imaginé.

c. Pratiquez la conscience du présent. Ne laissez pas les obstacles vous priver de l’attention du moment présent. Acceptez ce moment tel qu’il est, et créez la manifestation du futur par votre attention et vos désirs les plus profonds.

6/ La Loi Du Détachement

a. Consacrez vous au détachement. N’imposez pas vos idées de ce qui selon vous devrait être. Ne cherchez pas à tout prix une solution aux problèmes, de façon à ne pas en provoquer d’autres. Participez dans un engagement détaché.

b. Accueillez l’incertain comme un ingrédient essentiel de votre expérience. Les solutions surgiront spontanément des problèmes, de la confusion, du désordre, du chaos. Plus l’incertitude augmentera, plus vous vous sentirez en sécurité. L’incertitude est le chemin de la liberté.

c. Entrez dans le champ de tous les possibles et anticipez le bonheur de rester ouvert à une infinité de choix. Vous ferez alors l’expérience de la joie, de l’aventure, de la magie et de son mystère.

7/ Loi Du Dharma, ou Du But De La Vie

a. Nourrissez avec amour le Dieu ou la Déesse qui vit au plus profond de votre âme. Portez votre attention sur l’esprit qui anime votre corps et votre pensée.

b. Etablissez une liste de vos talents particuliers. Notez ce que vous aimez faire, ce qui exprime vos talents. Quand vous mettrez ces talents au service de l’humanité, vous échapperez au temps et vous créerez l’abondance, pour vous comme pour les autres.

c. Posez vous chaque jour les questions  suivantes : ” Comment puis-je servir ? Comment puis-je aider ? ”

D’après l’ouvrage “Les Sept Lois Spirituelles Du Succès” de Deepak Chopra.

 

Par Julien Baillet

Quels Secrets Pour Réussir Son Burn Out ?

Le Burn Out : Une mode passagère ou la naissance d’un mythe ?

Le Burn Out est une pratique très à la mode actuellement. De plus en plus de gens sont impatients d’expérimenter cet état psychologique très particulier, qui connait un véritable succès dans le monde de l’entreprise (mais pas seulement), et qui nous vient, comme toujours, des USA.

C’est à Christina Maslach que l’on doit les premières descriptions de ce trouble dans les années 1970. Elle parle du Burn Out comme « un épuisement mental et physique des personnes dont le travail nécessite un contact permanent avec autrui » (Maslach, 1976).

Très vite, Schaufeli et Enzmann la rejoignent en pompant son travail et en décrivant « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes » (Schaufeli et Enzmann, 1998).

Il sera conceptualisé pour la première fois par Freuden- Berger en 1975, pour décrire l’épuisement au travail de professionnels et de bénévoles travaillant avec des toxicomanes et caractérisé par le fait de « ne pas y arriver, s’user, être épuisé par une exigence excessive en énergie, force ou ressources » (Freudenberger, 1975).

Qui n’a pas rêvé de vivre un tel état de fatigue, de doute, d’épuisement, de craquage émotionnel et physique au cours de sa vie ? Il saute aux yeux que ce n’est pas une simple mode mais une véritable révolution qui est en cours. Tout le monde aura bientôt fait au moins un Burn Out avant ses 30 ans, et pourra en parler. “J’étais au fond du seau, nous dit Yann en consultations. Je commençais à pleurer dès que mon réveil sonnait. Je crois même que je pleurais dans mes rêves. ” Un bel exemple de Burn Out réussi.

En mal de reconnaissance 

Malgré son succès auprès du grand public, la reconnaissance du burn out en tant qu’entité clinique à part entière fait encore débat au sein de la communauté scientifique. Rien de tel qu’un peu d’humilité de la part de nos chers scientifiques : “On ne sait pas ce que c’est”, osent ils dire désormais. Et ce sans rougir de leur manque d’efficacité . Un bel exemple d’acceptation de leurs faiblesses et de leurs limites.

Ainsi, le Burn Out ne fait actuellement pas partie des diagnostics officiels de maladie dans les classifications de référence, que ce soit dans la Classification internationale des maladies (CIM-10) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) où il figure en tant que facteur influençant l’état de santé, ou dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) établi par l’Association américaine de psychiatrie.

Les 3 Clés du Burn Out

Pour bien réussir votre Burn Out, je vous conseille d’appliquer, le modèle MBI (Maslach Burnout Inventory) qui le décrit selon trois dimensions :

1/ La première et la plus centrale est l’épuisement émotionnel, psychique mais aussi physique. D’après Maslach le syndrome d’épuisement professionnel ne peut se résumer à cette seule dimension (condition nécessaire mais non suffisante). Il est donc très important d’être rincé dans tous les aspects de votre personnalité. Ne négligez aucune dimension !

2/ La seconde dimension est la dépersonnalisation (ou cynisme) se traduisant par un retrait et une indifférence vis-à-vis du travail. Il s’agit d’une réaction très rapidement mise en œuvre par le sujet face à la survenue de l’épuisement émotionnel. Très vite, vous entrez dans un état de grâce où plus rien ne vous importe : ni vos amis, ni votre femme, ni votre compte en banque, ni votre club de sport ne sont importants. Vous êtes au dessus de tout ça.

3/ La troisième dimension est la perte de l’accomplissement personnel, se traduisant par une inefficacité au travail et une dévalorisation. C’est là que l’on touche véritablement le fond, et que l’on sait que le Burn Out est réussi. Car vous avez échoué. Le sentiment d’échec est là, cuisant, insupportable. C’est le climax de votre Burn Out.

Accélérer le processus : Boostez Les Facteurs Psychosociaux

Bien connaitre les facteurs psychosociaux du Burn Out va vous permettre d’accélérer son développement et de le designer sur mesure.

1/ la charge de travail 

C’est la base. Faites en le plus possible ! Ne vous limitez surtout pas (erreur de débutant). Si vous pouvez, essayez de faire le boulot de plusieurs personnes. Et surtout, surtout… Ne déléguez plus rien ! De toute façon votre secrétaire fait mal son travail : donc repassez derrière elle pour vérifier si elle n’a pas réussi à vous faire gagner du temps.

2/ La pression temporelle

La semaine de 35h ? Dans une journée, oui. C’est exactement ce qu’il vous faut. Travaillez chez vous, la nuit, les week ends. De toute façon vous êtes nul en loisirs et en vacances. Autant travailler votre Burn Out. Et vous reposer… LOL ! MDR ! PTDR ! Pour passer en mode expert, vous pouvez raccourcir les deadlines de vos objectifs. Une pure merveille.

3/ Manque de ressources 

Cette dimension ne vous appartient pas forcément. Si votre employeur a décidé de vous donner plus de moyens pour mieux travailler, renoncez. Des conditions précaires, y a que ça de vrai. Pas de papier, pas d’ordi, pas d’encre pour les imprimantes, pas de logiciels adaptés… Soyez créatifs. Proposez davantage d’économies à vos patrons s’ils veulent faire du zèle.

4/ Faible contrôle

A nouveau, c’est votre environnement qui va favoriser cela. Des règlements intérieurs lourds et fluctuants, des process de validation interminables, ne pouvoir avoir aucune initiative donneront à votre Burn Out une dimension soumise particulièrement prisée.

5/ Faibles récompenses 

Travailler pour la gloire, c’est l’idéal pour le Burn Out. Le sacrifice fait partie de votre culture judéo-chrétienne : servez vous en. C’est un atout de taille pour votre épuisement personnel. Renoncez aussi aux primes, récompenses, félicitations et autres formes de reconnaissance qui ne sont que perte de temps, du temps qui aurait pu être investi dans du travail !

Aller Plus Loin : Devenir Expert en Burn Out

Même s’ils ne sont pas d’accord pour la reconnaissance du trouble, les chercheurs du domaine soulignent tout de même l’importance des caractéristiques liées à la nature de l’activité elle-même.

Ainsi, ce n’est pas un hasard si les secteurs des soins à la personne ont été les premiers à être étudiés en matière d’épuisement professionnel. 

La charge émotionnelle liée à ces activités, nécessitant d’exprimer ou de réprimer ces émotions, de manifester de l’empathie, jouerait un rôle non négligeable dans la survenue du burnout

La combinaison de l’exposition aux stresseurs et d’un « emploi chargé émotionnellement » serait particulièrement prédictive du burnout (Zapf et coll., 2001).

C’est donc le jackpot pour vous, si en plus des critères précédents, vous travaillez comme infirmier, médecin, éducateur, pompier, psy, urgentiste, ou dans toute autre profession qui vous expose régulièrement aux émotions et à la souffrance d’autrui. Votre Burn Out approche !

 

Marre de la mode ? Sortir du Burn Out et se Soigner

Si un seul Burn Out vous a suffi, ou si vous n’êtes décidément pas comme tout le monde et voulez l’éviter, quitte à passer pour un extra terrestre auprès de vos proches et collègues, d’autres voies s’ouvrent à vous.

Votre médecin peut prescrire un arrêt de travail, dont la durée est adaptée à l’évolution du trouble et au contexte socio-professionnel, ainsi que des interventions psychothérapeutiques ou psychocorporelles (thérapies cognitivo-comportementales, relaxation, méditation pleine conscience, …).

J’ai fréquemment l’occasion d’accompagner des Burn Out confirmés ou en cours d’acquisition. Pour tous, le travail en EMDR a été d’une grande efficacité. (approfondissez vos connaissances de ce modèle en lisant cet article : Quand Les Souvenirs Nous Rendent Malade).

Les thématiques ciblées avec eux sont les suivantes :

  • Travailler sur les croyances bloquantes de type “Je suis nulle” qui sont particulièrement résistantes et présentes. C’est souvent à cause de ces croyances négatives que les prétendants aux Burn Out essaient de contre balancer le sentiment d’être nul en travaillant toujours plus. Ils réalisent difficilement l’étendue de leur travail, la qualité de celui-ci, et ne parviennent pas à en être fier, s’en réjouir, ou en profiter. Ce qui conduit à toujours plus de travail. Et jamais à résoudre l’origine de la croyance négative.

 

  • Les croyances jugeantes sont aussi très présentes : “Si je ne fais rien, je suis un feignant” revient systématiquement dans leur discours. La solution est la même que précédemment : soigner l’origine de cette croyance sera plus efficace que de vouloir l’effacer artificiellement ou l’enterrer sous des tonnes de travail.

 

  • Travailler la bienveillance envers soi même. Les mécanismes du Burn Out sont très proches de ceux de l’auto maltraitance. Il convient d’aider à développer plus d’auto compassion, pour freiner l’hyper exigence. L’ Amour de Soi doit devenir indépendant de ce que l’on réalise ou réussit. 

Toutes ces thématiques viennent soigner les dimensions traumatiques très présentes et très négligées dans le Burn Out. Elles soutiennent son fonctionnement et sa répétition.

Prenez Soin De Vous ! Personne ne le fera à votre place 😉

 

Par Julien Baillet

 

 

Soigner Ses Démons Au Lieu de Les Combattre

Une Sagesse Millénaire

Voici une stratégie thérapeutique intéressante et efficace : Soigner Nos Démons et Cesser de Les Combattre … A priori, ce n’est pas vraiment “mainstream” comme idée. La tendance actuelle est plutôt au combat, à la destruction, à la démonstration de force, à la performance, plutôt qu’au soin, à l’attention, à la réparation et à la bienveillance. Qu’en pensez-vous ?

C’est d’autant moins mainstream que la référence dont je tire cette idée date du XI ème siècle. Entre 1055 et 1045 après J.C, pour être précis. Et elle est attribuée à Machig Lapdrön, une enseignante bouddhiste dont la sagesse et les écrits ont été mis à jour par Tsultrim Allione, lama bouddhiste fondatrice de Tara Mandala, un centre de retraite bouddhiste situé dans le Colorado.

Lama Tsultrim Allione

Qu’est-ce qu’un Démon ?

Le terme Démon a plutôt mauvaise presse en occident. Pourtant étymologiquement, le mot démon vient du grec daimôn, qui signifie “génie protecteur, dieu”, et qui était l’inspirateur de la destinée d’un homme ou d’une collectivité. Le daimôn grec était donc une créature divine, un esprit guide fiable et digne de confiance. Plutôt perçu positivement donc.

Avec le temps, l’histoire, les évolutions culturelles et les influences religieuses, le sens a changé. Le démon est devenu un ennemi. Un être méprisable, à rejeter, exclure, voir pire, à éliminer. En tout cas, à combattre.

C’est ce que Tsultrim Allione nomme “le mythe du tueur de dragons“. On le retrouve avec Hercule, qui dans ses douze travaux est amené à combattre l’Hydre de Lerne. Et beaucoup d’histoires plus récentes, valorisent uniquement le héros qui terrasse le dragon et sauve la princesse ! Renvoyant notre monde actuelle à une quête permanente de héros pour nous sauver, ou de princesse à sauver. Je ne citerai que l’exemple de Bruce Wayne dans Batman, mais combien de “SuperHéros” se retrouvent dans le même schéma de lutte contre le mal ?

On observe ainsi une véritable polarisation, la création de deux extrêmes, entre le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, etc. Et seule la lutte semble pouvoir exister en guise de solution. Jamais la paix. Avez-vous essayé d’imaginer certaines histoires, certains films, en enlevant les luttes et les combats qui les remplissent ? Je m’amuse à faire cela de temps en temps. Et c’est très déroutant !

Si je reprends l’exemple de Batman (je m’inspire ici des films les plus récents de Christopher Nolan), je me suis imaginé Bruce Wayne, qui perd ses parents quand il est enfant. Dans le film Batman Begins, ils sont tués sous ses yeux lorsqu’un voleur s’empare de l’argent et les bijoux du couple Wayne. Dans l’histoire le jeune Bruce va être traumatisé par cet épisode, et va destiner sa vie à d’abord venger ses parents en tuant leur assassin, puis à combattre le crime de façon plus globale, pour éviter que n’existe d’autres orphelins.

Je me suis imaginé Bruce Wayne pris en charge en EMDR lorsqu’il perd ses parents quand il est enfant, pour l’aider à digérer ce traumatisme… Oui, c’est original 😉 Et bien une fois cela fait, Batman n’existe plus. Il n’y a que Bruce Wayne qui va pouvoir vivre sa vie milliardaire, venir en aide aux plus démunis sans se sacrifier dans une double vie qui le place continuellement en danger et en lutte permanente.

Rahula, divinité protectrice bouddhique, protège l’esprit contre les fausses convictions

Nos Démons Internes

Les démons évoqués par Tsultrim Allione ne sont ni des fantômes, ni des farfadets, ni des serviteurs de satan. Ce sont nos inquiétudes actuelles, les difficultés qui nous accablent ou nous privent de liberté. Ils sont parfois issus de conflits relationnels, de l’anxiété que peut générer de prendre l’avion, ou de notre difficulté à nous regarder dans le miroir. Cela peut être la peur de l’échec,  la dépendance sous de nombreuses formes ( à des substances ou à des comportements par exemple). La peur de l’abandon, la violence, l’anorexie ou la boulimie, la peur du vide ou de l’obscurité.

Avec un regard de “psy occidental”, cela recouvre pas mal de symptômes et de diagnostiques décrits dans les manuels de psychopathologie ! Sauf qu’ici, l’approche est radicalement différente, grâce à la bienveillance et à la compassion intégrés le bouddhisme (Freud s’était malheureusement arrêté à la neutralité bienveillante 🙂 ). Ici, les symptômes ne sont pas vus comme pathologiques, mais comme adaptatifs.

Nos démons seraient donc nos souffrances internes, non soignées, non apaisées. Ils font partie intégrante de l’esprit, et n’ont pas d’existence indépendante. Ils sont reliés, dépendants de notre esprit. En les ignorant ou en les combattant, nous les laissons en souffrance ou nous les renforçons et les faisons grandir. Comme nous n’avons pas appris à les reconnaitre pour ce qu’ils sont, c’est à dire des parts de nous en souffrance, nous n’avons pas appris à nous en occuper convenablement. Notre esprit les croyant réels et dangereux pour nous, nous n’avons appris qu’à les combattre. Il est donc très important pour nous d’apprendre à apaiser notre part combattante, et à cesser de vouloir dominer ce que nous percevons comme un “ennemi”.

Nous pouvons avoir aussi tendance à “projeter” nos démons sur les autres. Ce que nous détestons le plus chez les autres, c’est généralement le reflet de l’un de nos démons. Ceux que nous critiquons ou essayons de dominer, ont en eux les mêmes démons qui nous hantent. Nous comporter “comme si” nous n’avions aucune part d’ombre, nous rend particulièrement vulnérable à nos démons, çar nous n’avons pas conscience de leur présence. Ils agissent donc malgré nous. Reconnaitre nos démons en les mettant à jour et en leur faisant face de manière consciente les rendra moins dangereux . Et pour les transformer en alliés protecteurs, il nous faudra les soigner.

Soigner Ses Démons

Dans mon article sur les parts de soi,  j‘abordais les différentes phases du soin de nos parts blessées. Identifier, Accepter, Accueillir. Vous vous rappelez ?(Reprenez l’article ici si ce n’est pas le cas). 

Tsultrim Allione, elle, propose un protocole en 5 étapes qu’elle a nommé “Nourrir ses Démons”, tiré des enseignements de Machig Lapdrön. Par nourrir, elle ne veut pas dire entretenir les démons dans leurs aspects négatifs (ressentir de la peur, de la honte ou du débout n’a rien d’agréable), mais plutôt aider les démons à se transformer en leur donnant ce dont ils ont besoin. Ce qui mettra fin à leur souffrance. Je préfère parler de Soin pour éviter une éventuelle confusion sur quelle nourriture nous allons apporter au démon. Voici les étapes qu’elle propose.

Etape 1 : Trouver le démon

Etape 2 : Incarnez le démon, et identifiez ses besoins

Etape 3 : Devenez le Démon

Etape 4 : Nourrissez le Démon, rencontrez l’allié

Etape 5 : Repos dans un état de conscience détendu.

On retrouve les 3 étapes que je proposais, à laquelle s’ajoute la dimension “Nourriture” ou “Soin”. Cette dimension va apporter la transformation nécessaire pour que le démon devienne un allié. Ce qui n’est pas rien ! 😉

Le plus important pour prendre soin de vos démons, de vos parts, c’est l’accueil. C’est de sortir du combat ou du rejet dans lesquels vous vous êtes habitués à être. Ce n’est pas facile, mais je vous garantis que cela en vaut la peine.

D’après “Nourrir Ses Démons, Utilisez la sagesse ancienne pour résoudre vos conflits intérieurs ” (Tsultrim Allione, 2008).

 

Par Julien Baillet

Comprendre Le Problème Ne Résout Pas Le Problème

Lors de mes suivis en cabinet, je commence habituellement par une séance d’évaluation et de rencontre. C’est l’occasion pour le patient et moi-même de faire connaissance, de parler de ce qui l’amène à consulter, de faire un point sur leur vie privée, familiale et professionnelle. Quand vient le moment, je leur demande quelles sont leurs attentes en venant me voir. Et pour beaucoup d’entre eux la réponse est ” Je veux comprendre.  ” Je leur demande alors inévitablement :

Vous venez pour comprendre vos problèmes, ou pour résoudre vos problèmes ?

Beaucoup sont étonnés par ma question. Souvent, c’est parce qu’ils pensent, comme la plupart des gens, que comprendre le problème, cela suffit pour le résoudre. C’est un mythe particulièrement présent et fort en psychologie, mais aussi dans de nombreux domaines. Si je parle de mon passé, de mes problèmes, et que je comprends d’où cela vient, je serai libéré, soulagé.  J’ai moi même entretenu cette croyance, et passé des années à me demander pourquoi. A me questionner. Croyant que cela résoudrait mes problèmes et mes souffrances. C’est aussi comme cela que j’ai été formé. Jusqu’à ce que je réalise que ça ne résolvait pas grand chose aux problèmes. Voir rien. Je me suis alors re formé. Rien de tel que d’avoir parcouru un chemin pour se rendre compte que ce n’est pas le bon.  😉
Pour plus de clarté dans mon propos, je vous propose de mettre en images cette idée simple, peut être simpliste même pour vous, voir Lapalissadesque 🙂 . Bref. J’enfonce peut être une porte ouverte. Mais c’est pour être certain qu’elle est vraiment ouverte. Car avoir une idée, c’est bien. Mais si nous ne l’appliquons pas, elle ne nous sert pas à grand chose.
Comme vous êtes peut être à un niveau débutant 😉 dans la catégorie résolution de problème, nous allons partir d’un problème de débutant.
Le voici : votre pneu est crevé.  Certes, ce n’est pas un problème psy. Mais pour débuter, c’est parfait !

Si Nous Essayons de Comprendre le problème,

Hypothèse 1 : Peut être quelqu’un vous en veut il, et a volontairement agressé votre pneumatique.

Ou bien …

 Hypothèse 2 : vous optez pour un point de vue transgénérationnel, oedipien et psychanalytique.

Ou bien …

Hypothèse 3 : vous voyez l’incident comme une punition de vos erreurs passées.

Le Karma est en cause.

Ne vous méprenez pas. Je ne juge aucune de ces hypothèses. Elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises. D’ailleurs, elles répondent toutes les trois à la question ” Pourquoi le pneu est crevé ? “.
Mais j’ai appris à me poser une autre question. Celle qui conduit à la solution.
Laquelle de ces trois réponses REPARE LE PNEU ? Et bien AUCUNE !

Maintenant, Pour Résoudre Le Problème

Demander à un professionnel du pneu, peut réparer le pneu.

Si vous êtes bricoleur et équipé, la réparer vous même.

Suivez le Schéma… Et votre voiture vous dira merci.

Je pense que maintenant, vous avez bien perçu la différence. Et c’est là que je voulais vous amener. A différencier la compréhension, l’explication, la théorisation d’un problème, et sa résolution.
J’applique cela quotidiennement en thérapie et dans ma vie depuis que j’ai fait cette différence majeure. Et je peux vous garantir que cela change tout. Je consacre donc mon temps et mon énergie à  résoudre les problèmes, au lieu de comprendre pourquoi ils sont là. En thérapie, cela produit les mêmes effets. Une fois passée l’acceptation que comprendre n’est pas prioritaire actuellement,  nous oeuvrons ensemble à appliquer des solutions pour résoudre le problème. Cela nous permet d’y passer moins temps !
Si vous vous reconnaissez comme appartenant à la première famille, et que face à un problème, vous voulez d’abord comprendre, prenez le temps de vous poser. Et questionnez cette part de vous. Est-ce que cela va vraiment m’apporter ce que je veux de comprendre ? Si vous êtes dans une recherche intellectuelle pure, c’est ok ! Mais n’attendez ni résultat, ni changement direct. Car pour cela, il faudra passer à l’action.
Mon conseil : quel que soit le problème que vous rencontrez, prenez le temps de savoir si vous voulez le comprendre, ou si voulez le résoudre. Car vous ne prendrez pas les mêmes chemins, et n’obtiendrez donc pas les mêmes résultats. N’oubliez pas ce que disent les bouddhistes :

” S’il y a un problème, il y a forcément une solution. “

Par Julien Baillet

La recherche du jour : Empathie et Système Immunitaire

Le pouvoir de l’empathie

J’avais envie de partager avec vous une recherche particulièrement pertinente pour démontrer l’existence de la connexion entre le Corps et l’Esprit, et combien la qualité de nos relations nous affecte en profondeur. Il est primordiale de se rappeler que nous sommes des animaux sociaux. Ce qui signifie que notre vie et notre développement dépendent de nos relations. Et parmi les qualités relationnelles dont nous avons besoin figure l’empathie. Voici une recherche qui illustre  pourquoi.

Qu’est ce que l’empathie ? 

Dan Siegel – PHD

Une petite définition qui pèse son poids. Selon Dan Siegel (PHD), auteur (entre autres) de The Developing Mind (2010), l’empathie est notre capacité à percevoir et expérimenter ce que ressent un autre individu ( le terme individu n’excluant pas les animaux). Quand nous sommes en état d’empathie, non seulement nous accédons à une perception de l’état interne de l’autre, mais également à une simulation, une reproduction de l’état de l’autre en nous.

On peut aisément comprendre l’intérêt social d’une telle aptitude. Savoir dans quel état se trouve l’autre nous permet d’ajuster notre état interne pour y répondre, et favoriser l’accordage, l’équilibre de la relation, ou bien nos systèmes de défense. Si la personne en face de soi devient dangereuse ou menaçante, peut être serait il opportun de s’éloigner. Si au contraire elle semble en détresse émotionnelle (peur, tristesse…) peut être devrions nous nous approcher et lui proposer notre aide. C’est grâce à l’empathie que nous pouvons faire cela.

La Recherche : Médecins et Empathie

En 2009, l’équipe du Dr David Rakel (MD) de l’université du Wisconsin (USA) publiait une recherches intitulée  Praticiens empathiques et durée d’un rhume ; Rakel & al., 2009″.

L’ objectif de cette étude était d’évaluer la relation entre l’empathie et le soin d’un simple rhume lors dune visite médicale.

Au total, 350 sujets âgés de plus de 12 ans ont reçu soit une procédure standard, soit une version “améliorée” de la consultation des médecins, dans des tests contrôlés et randomisés. La consultation améliorée portait l’accent sur l’empathie du praticien.

Le patient évaluait ensuite la séance grâce au CARE, un questionnaire évaluant la relation et l’empathie du médecin.

La gravité du rhume était évaluée par lavement nasal pour mesurer les cellules immunitaires IL-8 (interleukin-8), ainsi que la durée du rhume.

Les résultats ont montré que pour les 84 sujets qui ont rapporté un score maximum pour le CARE, leur niveau de gravité du rhume était significativement plus bas que celui des autres participants, leur niveau d’IL-8 plus élevé, et ils rapportaient une guérison d’un jour plus rapide.

La conclusion, et non des moindres, est que l’empathie du soignant perçue par le patient prédit significativement la durée du rhume, sa sévérité, et les changements du système immunitaire du patient.

Quelles implications ?

Ces résultats impliquent tout simplement qu’en étant emphatique avec quelqu’un, on a le moyen d’agir directement sur son système immunitaire. Rien que ça ! Si ce n’est pas du lien Corps-Esprit, qu’est-ce que c’est ? Projetons donc ces données dans notre système de soins…

En France, pensez vous que le monde médical soit perçu comme emphatique par ses patients ? Je ne connais aucune recherche pouvant répondre à cette question. Mais comme beaucoup de gens, j’ai une expérience personnelle en la matière. Et d’après mon expérience, ce n’est pas toujours le cas. Il y a maintenant 10 ans de cela, on m’a diagnostiqué un cancer de la thyroïde. Savez-vous ce que m’a dit le médecin pour me l’annoncer ? “Ce n’est rien. On l’enlève, et c’est un cachet à vie “. Comme vous pouvez le voir, l’empathie n’était pas son fort. Par contre, hyper balaise en banalisation et en déni. Vous comprenez certainement que j’ai préféré changer de médecin après cela. J’avais déjà un cancer à digérer, et gérer les bêtises de mon médecin était au-dessus de mes forces. J’avais 31 ans, j’étais en pleine forme (croyais-je), et j’allais me retrouver à vivre dans une fatigue chronique qui ne m’a pas quitté depuis (ça fait 9 ans). Devoir calculer sans cesse mes sorties pour ne pas être trop fatigué. Ne plus pouvoir faire de sport, alors que je pratiquais les arts martiaux à haut niveau. Avoir des maux de tête sans comprendre pourquoi. Et j’en passe. C’est tout cela, que ce cher médecin appelait “Ce n’est rien.”

Outre mon cas personnel, qui est loin d’être isolé, je me pose personnellement la question des implications financières en terme de santé publique d’une telle recherche. Si un simple rhume peut être plus vite soigné simplement grâce à de l’empathie, qu’en est il des maladies plus graves ? Combien de jours de traitements et de souffrance pourraient ils être économisés ? Combien de jours d’arrêt de travail pourraient ils être évités ? Rien qu’avec un système soignant plus humain, favorisant l’empathie. Evidemment, cela demanderait beaucoup de remises en question sur le fonctionnement du système de soin actuel. Comme par exemple intégrer que le monde émotionnel a (au moins) autant de valeur que le monde rationnel. Car parler d’empathie, c’est nécessairement parler d’émotions, de celles des autres et aussi des nôtres. Nous en reparlerons.

En attendant une véritable évolution de ce monde, je ne peux que vous encourager à développer votre empathie. Envers les autres, et envers vous-même. J’en suis persuadé, vous êtes certainement trop dur envers vous même. Et vous avez du mal à reconnaitre votre propre souffrance. Ceci est le symptôme du manque d’empathie que vous avez subi. Mettez fin à cela. Au plus vite. Votre vie en sera transformée. Et comme vous l’avez lu, votre santé aussi.

Par Julien Baillet

Gestion du Stress : Comprendre et Agir

Si pour vous c’est la rentrée,  elle s’accompagne sans doute de son cortège de défis, de problèmes, d’imprévus, de pressions et de stress. Fini la plage, la montagne,  le farniente et le repos pourtant bien mérités. Vous avez  dû penser à l’école des enfants, au cartable à remplir, aux courses, à la nouvelle nounou à engager, aux inscriptions au centre  aéré, au sport, à la musique, à la danse, et aux cours du soir (ouch !). Après cela, vous ferez le point sur vos nouveaux objectifs de travail, vos collègues toujours aussi peu soutenant et jugeant, critiquant sans cesse, ou pire, dans la plainte…

Vous avez remarqué ? Ces quelques lignes de lecture ont déjà suffi à bloquer ou ralentir votre respiration qui était devenue si fluide et si calme depuis cet été. Si seulement on pouvait maintenir cet état… Figurez vous que c’est possible. Pas facile. Mais possible.

Même si on parle beaucoup de lui, et de plus en plus, il a souvent mauvaise presse, le stress. Et pourtant… il nous protège. Si si. Vous lisez bien. Je vous assure. Enfin… permettez-moi de préciser. Notre réponse au stress est une protection. C’est une adaptation de notre organisme pour gérer quelque chose qu’il n’a pas l’habitude de gérer. C’est ce qu’a mis en évidence Hans Selye (1926), un précurseur de la recherche sur le stress, en décrivant le syndrome général d’adaptation, et son impact sur la santé. 

“Adopter la bonne attitude peut convertir un stress négatif en stress positif”

C’est donc tant mieux que l’on puisse s’adapter. Sans quoi, on se briserait, on casserait, faute de souplesse. Pensez simplement à une chaise et à un éléphant dessus ; la chaise n’a pas assez de souplesse pour s’adapter à la pression de la masse de l’éléphant. Elle va se briser sous le stress. Mais maintenant, plongez l’éléphant dans une grande quantité d’eau… Tadaaaaaa ! Ca marche. L’eau s’adapte. A la perfection. Elle déborde un peu, d’accord, mais s’adapte. Toujours. C’est sa grande force à l’eau.

Conséquences du Stress

Un stress, c’est une pression que l’on subit. Elle peut être d’origine Externe (cf la liste de rentrée au début de l’article) ou Interne (pensée, émotion, sensation). Selon son intensité, notre corps va devoir enclencher le fameux mécanisme d’adaptation. Dans les grandes lignes voici comment réagit notre organisme. Nos glandes surrénales pompent l’adrénaline, augmentant notre fréquence cardiaque, notre pression sanguine, et augmentant le taux de sucre dans le sang. Le cortex surrénal libère le cortisol, hormone de la réponse au stress. Il nous aide à courir plus vite si un tigre nous court après, mais quand la libération du cortisol devient chronique, habituelle, cela devient destructeur.

La réponse au stress, à terme, détruit les neurones du cerveau, qui supportent mal le cortisol. Cette réponse va aussi être associée à de la dépression et de l’anxiété. Pas cool. Et avec le temps et la répétition, le système immunitaire va de moins en moins bien fonctionner. Toujours pas cool. Et à ce niveau là, nous devenons plus vulnérables aux maladies, puisque nos défenses sont affaiblies. Le juste niveau de stress nécessaire à d’adapter est bénéfique, mais devient mortel à haute dose.

Stress et santé

Herbert Benson

Herbert Benson, fondateur du Mind Body Médical Institute d’Harvard, déclarait en 2003 que près de 80% des consultations médicales étaient dues au stress. Vous avez bien lu. Même si ces données concernent les USA, la France n’a rien d’exemplaire en terme de gestion du stress. Prenez le temps d’imaginer un peu l’impact en terme de santé publique, si on s’occupait de la problématique du stress sérieusement et efficacement, sur l’économie de la santé. Même si on en supprimait à peine la moitié, le montant serait énorme.

Mais ne nous affolons pas. Et au lieu de nous saper un peu trop le moral avec tous les effets négatifs du stress sur la santé (et comme on l’a vu, ils sont nombreux !),  je préfère partager avec vous quelques unes des solutions les plus efficaces contre le stress. Car oui, il y a des solutions. Ce n’est pas une fatalité. Il ne reste qu’à agir.

Quelles Solutions ?

Techniques et Conseils  

Je classe les techniques de la plus simple et la moins chronophage à la plus complexe et la plus longue. Toutes sont efficaces indépendamment. Mais si vous les combinez, le résultat est d’autant plus grand. Je vous le garantis, car je les ai toutes essayées. J’ai commencé par la cohérence cardiaque. Puis les suivantes. Et je les pratique encore aujourd’hui. Pour mon plus grand bien-être.

La Cohérence Cardiaque : 5 minutes, 3 fois par jour

La cohérence cardiaque est un état physiologique très particulier, dans lequel la respiration permet d’équilibrer le système nerveux.  Cet état de cohérence cardiaque s’accompagne de nombreux effets physiologiques et psychologiques très positifs,  en particulier sur le stress. 

Pour arriver à cet état, il suffit de pratiquer une technique respiratoire très simple qui permet de rééquilibrer votre système nerveux.  Pour vous dire à quel point c’est simple : on inspire 5 secondes, puis on on expire 5 secondes. Et c’est tout. Et ce n’est pas une blague. Et c’est super efficace.

Une pratique régulière, 5 minutes, trois fois par jour,  permet de nombreux effets positifs :

– une meilleure gestion du stress – C’est ce qu’on voulait

– un meilleur sommeil – Cadeau Bonus 1

– une mise à distance des émotions négatives – Cadeau Bonus 2

– une diminution du risque cardiovasculaire – Cadeau Bonus 3

Et plein d’autres cadeaux bonus 😉

Pour pratiquer, téléchargez l’application Respirelax(iTunes) sur votre smartphone (ici pour Android). Veillez à ce que les réglages soient 5sec/5sec, seule fréquence garantissant la cohérence cardiaque et ses bienfaits. Si vous n’êtes pas équipé, un simple chrono suffit, ou un métronome : 5 secondes d’inspiration, 5 secondes d’expiration, pendant 5 minutes. C’EST TOUT !!!

Et si vous voulez tout apprendre sur la cohérence cardiaque, achetez ce livre :

C’est l’auteur du livre, David O’Hare, qui m’a formé, et tout est dans ce petit livre pour moins de 10€. Ne vous en privez pas.

La Méditation : 10 minutes par jour

La méditation est une pratique mentale permettant le développement de nos modalités d’attention. Entre autres. C’est une discipline millénaire nous venant d’Asie qui connait actuellement en Occident un développement sans précédent. Etudiée scientifiquement depuis les années 70 aux états-unis, mais depuis des milliers d’années en Inde et au Tibet, le nombre de recherches à son sujet et de données ne cesse de grandir chaque année tant ses bienfaits sont nombreux. Il y aurait donc beaucoup à dire sur cette pratique, et ce sera l’objet d’un de mes prochains articles. Mais pour l’instant, retenons qu’elle a des effets très bénéfiques sur notre stress et notre façon de le gérer, et ce même avec une pratique courte. Quittez l’idée que vous avez besoin de vous entrainer des heures tous les jours pendant des années pour voir des résultats. C’est faux. Des recherches ont montré son impact durable sur le cerveau en seulement 8 semaines de pratique à raison de 10 minutes par jour. Difficile de faire plus rentable. Ces effets touchent la totalité de notre système nerveux, ce qui explique l’étendue de ses bienfaits pour la santé dans son ensemble (physique et mental).

J’ai personnellement commencé il y a 5 ans par des séances de quelques minutes de temps en temps. Aujourd’hui, c’est au minimum 20 minutes tous les jours (parfois 2 fois). Et je n’ai aucune envie d’arrêter !

Pour apprendre à méditer, c’est en fait très simple (ce qui ne veut pas dire que c’est facile). Asseyez vous dans une position confortable. Fermez les yeux, et portez votre attention sur ce qui se passe en vous. Et restez observateur de ce qui s’y passe, comme si vous étiez un nouveau venu dans ce monde, rempli de curiosité, de bienveillance et d’empathie. Accueillez ce que vous percevez sans juger ce qui se présente à vous. Et voilà. Vous méditez. Faites cet exercice aussi longtemps et aussi souvent que vous voulez, et vous transformerez votre vie.

Le développement actuel de la méditation fait qu’un grand nombre d’applications existe pour apprendre. Je conseille à mes patients l’application Petit Bambou, qui fonctionne très bien. Les vidéos gratuites sont parfaites pour débuter.

Le Yoga : 1h30, 2 fois par semaine

Le Yoga est lui aussi une discipline millénaire venue d’Inde (Mais comment ils font ces indiens ??? 😉 ). Il se caractérise par l’enchainement de postures du corps, tout en nous concentrant sur notre respiration et notre mental. Le Yoga signifie connexion, et repose aussi sur une forte composante spirituelle. En aucun cas le yoga ne se limite à une gymnastique corporelle. Il s’agit de se connecter à notre soi le plus profond,  notre âme, en passant par le corps, la respiration et l’attention. Mais bon. Si vous commencez par le corps et la respiration, c’est un bon début. Et c’est pourquoi le yoga est un excellent régulateur du stress. Le travail respiratoire et corporel viennent rééquilibrer les mécanismes d’adaptation dont nous parlions plus haut. Il est excellent pour le système nerveux.

Il existe beaucoup de sortes de yoga. N’hésitez pas à en essayer plusieurs pour choisir celui qui vous correspond le mieux. Surtout, trouvez un enseignant qui va respecter vos capacités et votre rythme. Evitez à tout prix les “bourrins” en recherche de performance. Le yoga n’est pas dans cette recherche là. La performance n’est qu’une conséquence de votre relâchement et de votre connexion. Ce n’est pas le but.

Reprendre le contrôle : Tous les jours

Le contrôle vous rassure. C’est le cas de beaucoup gens. Enfin surtout l’illusion de contrôle. Car si on y réfléchit bien, on ne contrôle pas grand chose. Mais bon. Pour ne pas nous stresser davantage, faisons comme si on contrôlait quelque chose :p. Dans les situations de stress, il est souvent caractéristique que nous ayons la sensation de perdre le contrôle. C’est le cas. Notre corps réagit à la pression subie, sans que nous lui ayons demandé quoi que ce soit. Et nous le sentons. Et si nous n’avons pas appris à reconnaitre et accepter ces sensations, nous allons commencer à nous battre contre nous même pour que notre corps “revienne comme avant”. Pour qu’il se taise. Et ce n’est pas du tout une bonne idée.

S’il y a une chose à contrôler dans votre activité professionnelle pour limiter le stress, c’est votre emploi du temps. Plus vous décidez de votre agenda, de vos rendez vous, de vos temps de pauses, plus il devient facile pour vous de réguler le déroulement de votre journée. Vous limitez donc votre stress. Vous en serez plus efficace et plus performant(e) ! Servez cet argument à votre N+1 si il a des doutes.

Tant que vous y êtes, évitez tant que possible les relations toxiques. C’est aussi extrêmement salutaire. Mais cela devient plus compliqué, car vous ne choisissez pas forcément vos collègues. On touche ici aux limites de ce que l’on peut contrôler…

Mieux vous connaitre : Toute votre vie, car vous évoluez sans cesse

Nous ne sommes pas tous égaux devant une situation stressante. De par notre héritage génétique, notre éducation, notre environnement, notre personnalité, nous sommes tous différents. Et il est très important de le comprendre et de l’accepter, car de cela dépend la réponse que nous allons apporter à la gestion de notre stress. Cela passe par faire avec ce que l’on est, et avec ce dont on a besoin. Prenons un exemple : si je suis un lion, je ne vais pas gérer mon stress de la même façon que si je suis un zèbre. Un lion n’a clairement pas la vie d’un zèbre : il chasse pour se nourrir, alors que le zèbre broute de l’herbe. Un lion court après les zèbres, alors que le zèbre court… pour échapper au lion. Le lion vit en petits groupes, le zèbre en troupeaux. Etc. Vous avez compris le principe. De par leur génétique, leurs comportements, leur environnement, lions et zèbres subissent du stress, mais différemment en fonction de ce qu’ils sont. Imaginons maintenant que vous soyez un zèbre, mais que vous vous considériez comme un lion. Vous avez un gros problème… Car vous vous nourrissez mal en mangeant de la viande, vous vous irritez les cordes vocales régulièrement en essayant de rugir, et vos congénères zèbres ne comprennent pas bien pourquoi vous les chassez… (Et je ne vous parle même pas des moments où vous courez après les lionnes….) Vous avez à gérer deux niveaux de stress : le stress normal d’être un zèbre, et celui de ne pas faire en fonction de votre nature. Imaginez les dégâts sur votre organisme. Vous n’êtes pas très en forme. J’espère que vous comprenez mieux pourquoi il est important de bien se connaitre. De qui vous êtes, et de votre acceptation de qui vous êtes, dépend de nombreux problèmes, dont le stress.

Inspiration : La Reine de l’anti stress, Dori 

Cliquez ici pour voir la Vidéo de Dori et Marin dans la baleine

Pour finir, je veux partager avec vous celle que je considère comme un Maître de la gestion du stress : Dori. Peut être avez vous vu il y a quelques années le film génial des studios Pixar, Le Monde de Némo. Si ce n’est pas le cas ( bouuuuuuuh 😉 ), en voici un résumé rapide. Marin, un poisson clown vivant dans une anémone, s’apprête à être papa. Mais malheureusement, sa femme (une autre poisson clown) et presque tous les oeufs de la portée sont dévorés par un barracuda dès le début du film. Marin se retrouve seul, avec un seul oeuf blessé, qui va donner naissance à son fils Némo, qu’il va élever en étant très inquiet pour lui. On peut dire que Marin stress son fils, dans le but de le protéger. Ce qui aura pour conséquence de « braquer » Némo contre son père. Et un jour de dispute, Némo va se retrouver capturé par des plongeurs, plongeant Marin dans un état de détresse  immense. Il avait lutté toute sa vie pour qu’il n’arrive rien son fils, et il était en train de le perdre. Marin va alors poursuivre les plongeurs et leur bâteau, et tenter de les rattraper. En vain. Mais en chemin, il tombe nez à nez avec un autre poisson, Dori, qui a la particularité d’avoir une mémoire défectueuse : Dori a une mémoire à court terme limitée, et ne stock rien à long terme. Touchée par la détresse de Marin, Dori décide de l’accompagner à la recherche de Némo. Et au cours de leur périple, tous les deux se retrouvent engloutis dans le ventre d’une baleine. Voici comment les deux poissons gèrent différemment la même situation : d’un côté Marin attaque la bouche de la baleine pour sortir ; c’est totalement inefficace (poisson clown vs baleine…hum), Marin se fait mal à la tête à force de taper, et son niveau de stress ne diminue pas du tout ! Dori, elle… Joue dans les vagues en se laissant porter par les mouvements de l’eau dans la bouche de la baleine… Elle n’est pas du tout stressée. Elle s’amuse…

Ce sera mon conseil final : apprenez à flotter comme Dori quel que soit la situation 🙂  Je la trouve particulièrement inspirante. Et vous ? 😉

Par Julien Baillet

 

Mes Thérapies En Ligne : Pourquoi ce blog ?

Depuis maintenant plus de 10 ans, je parcours le champs des thérapies à la fois comme patient et thérapeute, dans les domaines du corps et de l’esprit, à la recherche de leur intégration. J’ai exploré le monde médical comme patient (bien malgré moi),  du bien-être pour me sentir mieux, de l’ésotérisme, parce qu’on n’est pas que rationnel,  scientifique, parce que ça rassure, et bien d’autres univers.  Je me suis appliqué à dépasser mes préjugés,  à essayer, à tenter, à faire des expériences,  pour vraiment voir par moi même ce qui marche.  Et lorsque j’étais convaincu et que je le pouvais, je me formais pour pouvoir l’appliquer dans mon cabinet. Ce qui m’a permis, en une décennie, de parcourir de nombreux champs de connaissances, de nombreux pays, de nombreuses théories, que je me réjouissais de pouvoir partager et transmettre à mes patients et à mes proches. Mais au bout d’un certain temps, malgré le succès de ces techniques, j’ai ressenti une grande frustration. J’ai réalisé que j’étais limité. Dans le temps et dans l’espace. Je ne pouvais pas tout faire. Je ne pouvais pas aider tout le monde. C’était vraiment décevant. J’ai donc tergiversé, réfléchi, tourné le problème dans tous les sens, rien n’y faisait. Matériellement, je ne pouvais pas voir plus de monde. Mais cette année, quelque chose a changé. Je me suis dit que le problème était justement les limites du monde matériel. Une journée durera toujours 24h, quoi qu’on fasse. Et je ne peux recevoir qu’un patient à la fois. Mais qu’en est-il du monde immatériel, comme celui d’internet ? J’ai donc imaginé un cabinet en ligne, dématérialisé, dans lequel tout le monde pourrait y venir quand il voudrait, comme il voudrait. J’ai développé  cette idée de diffuser des thérapies en ligne, de pouvoir ainsi transmettre à l’infini toutes ces informations si précieuses, et d’en permettre l’accès, sans avoir à prendre rendez vous, prendre votre voiture, attendre d’avoir une place, et attendre au fur et à mesure des séances. En ligne, vous avancerez au rythme que vous voulez : travaillez une semaine complète sur vous même, ou un peu  de temps en temps, c’est à vous de voir. Vous pouvez lire et relire les articles, voir et revoir les vidéos, alors que vous ne pouvez pas rembobiner une séance. J’en suis donc convaincu, les thérapies en ligne peuvent apporter énormément. Elles ne remplaceront pas, jamais, la relation humaine, et un travail thérapeutique en direct. Cela n’est d’ailleurs pas mon objectif. L’être humain est un animal social. Il a besoin de contacts réels avec ses pairs. Les thérapies en ligne sont selon moi un outil complémentaire. Elles peuvent être un excellent moyen d’enrichir nos vies de connaissances et de techniques qui étaient auparavant difficilement accessibles.

Préparez vous donc, je vous emmène en voyage ! Dans votre corps et votre esprit. Et plus tard,  si tout se passe bien et que vous êtes sages 😉 je vous proposerai peut-être de m’accompagner dans de nouveaux mondes que nous explorerons ensemble…

Donc préparez les passeports et les vaccins, on décolle bientôt !

A très vite pour la suite,

Julien 🙂