4 Mythes Sur L’EMDR

Les Mouvements Des Yeux, la solution à vos traumas.

Nombreuses sont les croyances, les mythes et les légendes qui circulent à propos de ce qu’est l’EMDR.  Rien d’étonnant, étant donné le succès que cette thérapie révolutionnaire connait à travers le monde !
Vous voulez y voir plus clair ? C’est parti ! 

1 . L’EMDR EST UNE NOUVELLE THÉRAPIE 

En fait, cela dépend de ce que vous appelez nouveau… En novembre 2019, l’EMDR va fêter ses 30 ans !!! Il s’en est passé des jours et des jours (10950 hors années bissextiles) depuis que F. Shapiro a marché dans ce parc et a pu repérer qu’elle bougeait les yeux tout en pensant à de mauvais souvenirs  ! On est d’accord que 30 ans, cela reste jeune. Mais on ne peut pas parler de nouveauté !!!

2. L’EMDR NE S’APPUIE PAS SUR LA RECHERCHE

Mais loool. MDR. PTDR. LMFAO. Depuis 1989, l’EMDR est devenu l’une des approches thérapeutique les plus documentées au monde !!! A tel point qu’elle est désormais la thérapie de choix pour soigner l’Etat de Stress Post Traumatique (ESPT). Qui a fait ce choix ? l’OMS, en 2013, l’APA en 2004, et le ministère américain pour les vétérans en 2004. Testez par vous même : faites une recherche sur le site pubmed : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=EMDR et voyez combien de recherches apparaissent ! De tous les mythes, c’est le plus stupide qui soit !

3. L’EMDR, c’est juste remuer les doigts devant un patient. 

Les mouvements des yeux, une des stimulations permettant de digérer les traumas en EMDR.


Limiter la thérapie EMDR aux mouvements des yeux, c’est un peu comme limiter votre voiture à son accélérateur… Son protocole ne contient pas moins de 8 phases. Et les mouvements oculaires n’apparaissent qu’entre les phases 4 et 7. 

De plus, tous les professionnels convenablement formés savent que les mouvements oculaires ne sont qu’une des formes de stimulation qui peuvent être utilisées. Les sons, les tapotements, les vibrations marchent tout aussi bien pour éradiquer vos traumas !

4. L’EMDR EST UNE THÉRAPIE EN 5 SÉANCES

Et bien… Oui… et non. Dans certains cas, l’EMDR peut être très rapide. Mon record personnel est … une seule séance avec une patiente. Et le trauma a été englouti dans le passé ! 

Pour autant, dans la majorité des cas, cela ne fonctionne pas aussi vite car les patients ont rarement un seul évènement traumatique à traiter. Il n’est pas rare non plus que certains blocages viennent ralentir le traitement.

Tout dépend donc de vos capacités à digérer, de vos blocages et du nombre de traumas à traiter ! 

Par Julien Baillet, d’après “EMDR Therapy : Separating Fact from Fiction (Sarah Jenkins, 2014)”. 

Redéfinir le Traumatisme

Erreur sur la Personne

La confusion la plus commune dans la compréhension du traumatisme, c’est de le confondre avec le, ou les évènements, dont il est issu. Le traumatisme n’est pas l’évènement traumatique. Si le trauma n’est pas un évènement, qu’est-ce que c’est ? Pour bon nombre d’experts actuels (S.Porges, P.Ogden, B.Van der kolk, D.Siegel, J.Fisher, R.Lanius…), un traumatisme est avant tout une réaction corporelle, physiologique. 

Nombreuses sont les recherches qui valident ces observations, via IRMf, et autres techniques d’imagerie (biofeedback et neurofeedback compris). On observe dans le cerveau, dans la variabilité du rythme cardiaque, dans la conductivité de la peau, dans le changement de température, d’ondes cérébrales, les conséquences du choc traumatique sur la physiologie de l’être humain.

« Le trauma doit être reconceptualisé, non pas comme un évènement, mais comme une réponse corporelle à un évènement » 

Stephen Porges

Stephen Porges, PHD.

Pourquoi une telle désorganisation dans le corps ? Parce que le système nerveux n’a pas pu absorber, intégrer, digérer ce qui s’est produit. Car oui, il s’est bien passé quelque chose. Il y a bien eu un évènement (ou plusieurs) trop intense, trop douloureux, trop bouleversant. Mais tout se passe comme si le système nerveux n’avait pas pu intégrer les différents niveaux d’informations de l’évènement traumatique, et ses conséquences sur le corps. C’est pourquoi le traumatisme doit être envisagé comme un défaut d’intégration.

Un Défaut D’Intégration

Dans l’ouvrage “The Developing Mind”, Daniel J.Siegel écrit : “L’intégration est le mécanisme central par lequel la santé est créée dans l’esprit, le cerveau, le corps et les relations. (…) Le lien d’éléments différenciés d’un système produit un flow harmonieux de ce système. Les caractéristiques de ce flow sont qu’il est flexible, adaptatif, cohérent, énergisé et stable. Quand un système n’est pas différencié en parties, et/ou qu’il ne les relie pas entre elles, alors le système n’est pas intégré et tend à devenir chaotique ou rigide, ou dans une combinaison des deux. (…) Le champs de la santé mentale peut revoir ses composants et ses troubles comme révélant le chaos et la rigidité de conditions non intégrées. (…) De ce point de vue, les mesures éducatives, préventives et thérapeutiques devraient s’orienter vers la promotion de l’intégration – dans le corps et le cerveau, dans les relations et dans les fonctions régulatrices de l’esprit relationnel et incorporé.” (Dan J. Siegel, The Developing Mind, 2012).

Le traumatisme illustre tout à fait ce qui est décrit ici. Le “flow” a disparu, et demeure le chaos et la rigidité du fonctionnement du système nerveux qui a du s’adapter à un ou plusieurs moments trop violents.

Perspective Diagnostique

En 2013, L’American Psychiatric Association modifiait les critères diagnostiques de l’Etat de Stress Post Traumatique (ESPT) chez l’adulte dans le DSM 5. L’ESPT est le “prototype” du traumatisme, mais il n’est pas le seul de la “famille” des troubles d’origine traumatique. Voici ses critères.

Critère A (Un requis) : La personne a été exposée à  la mort, une menace de mort, a subi une blessure sérieuse ou en a été menacé, a subi ou a été menacé de violence(s) sexuelle(s), dans les conditions suivantes :

  • Exposition directe à l’évènement
  • Témoin de l’évènement
  • Apprendre qu’un proche (famille ou ami) a vécu un tel évènement
  • Exposition indirecte à des détails repoussants, généralement lors d’une intervention professionnelle (i.e : premiers secours, urgentistes)

Critère B (un requis) : L’évènement traumatique est continuellement re-vécu, des manières suivantes :

  • Souvenirs bouleversants involontaires
  • Cauchemars
  • Flashbacks
  • Détresse émotionnelle lors de l’exposition à  des rappels traumatiques
  • Réactivité physique lors de l’exposition à  des rappels traumatiques

Critère C (un requis) : Evitement des stimuli reliés à l’évènement traumatique après le trauma, des manières suivantes :

  • Pensées ou sentiments reliés au trauma
  • Déclencheurs reliés au trauma

Critère D (deux requis) : Pensées ou sentiments négatifs qui ont débuté ou empiré après l’évènement traumatique, des manières suivantes :

  • Incapacité à se rappeler les moments clés de l’évènement
  • Pensées négatives exagérées par rapport à soi et par rapport au monde
  • Accusation de soi et des autres extrême comme étant responsable du trauma
  • Affects négatifs
  • Diminution de l’intérêt pour les activités
  • Sentiments d’isolation
  • Difficultés à expérimenter les affects positifs

Critère E (deux required) : Activation et réactivité reliées au trauma qui ont commencé ou empiré après l’évènement, des manières suivantes :

  • Irritabilité ou agressivité
  • Comportements à risque ou destructeur
  • Hypervigilance
  • Réactivité accrue
  • Difficulté de concentration
  • Difficulté de sommeil

Critère F (requis) :  Les symptômes durent depuis plus d’un mois.

Critère G (requis) : Les symptômes créent une détresse ou des difficultés de fonctionnement (social, professionnel).

Critère H (requis) : Les symptômes ne sont dus à aucune substance, médicament ou une autre maladie.

Blessure du Corps, de l’Esprit et de la Relation

Comme vous venez de le lire dans les différents symptômes et critères, la personne subissant un traumatisme est affecté à de nombreux niveaux.

  • Son système nerveux est atteint : fluctuations émotionnelles, irritabilité, sensibilité et symptômes dépressifs.
  • L’esprit est envahi : souvenirs, images intrusives, flashbacks, cauchemars, et pensées négatives.
  • La vie relationnelle est touchée : subissant tous ces maux, les victimes de traumatisme s’isolent, se coupent du monde, et de leur vie sociale.

On voit ici le défaut d’intégration que nous évoquions plus haut avec Dan J. Siegel.

Par Julien Baillet

 

 

 

Pourquoi La Parole Ne Suffit Pas Dans La Thérapie du Trauma ?

Le docteur Bessel Van Der Kolk, M.D, est le fondateur et le directeur médical du Centre pour le Trauma de Brookline dans le Massachusetts. Il est aussi professeur en psychiatrie à l’Ecole de Médecine de l’Université de Boston et dirige le Réseau National Du Traitement du Trauma Complexe. Il publiait en 2014 “The Body Keeps The Score”, un véritable chef-d’oeuvre pour ceux qui comme moi s’intéresse à soigner le traumatisme. Ce livre est l’aboutissement de plus de 30 ans de travaux du Dr Van Der Kolk sur les questions du traumatisme. Cet homme est tout simplement “La” référence en matière de trauma à l’heure actuelle.

Bessel Van Der Kolk, M.D, The Body Keeps The Score

Dans son livre, il aborde (entre autres…) un point qu’il me semble majeur d’intégrer dans notre compréhension de la psychologie au 21ème siècle. C’est ce point que je souhaite partager avec vous dans cet article.

Une Etude Novatrice

En 1994, il y a 24 ans donc, Bessel Van Der Kolk (BVDK) se voit proposé de participer à une étude pour découvrir ce qui se passe dans le cerveau des patients qui ont des flash-backs  ( un des nombreux symptômes post traumatiques ). Il proposa donc à 8 de ses patients désireux de comprendre le fonctionnement de leur cerveau s’ils voulaient participer. Tous acceptèrent.

L’idée de la recherche était de placer ces patients dans un IRMf (L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle est une application de l’imagerie par résonance magnétique permettant de visualiser, de manière indirecte, l’activité cérébrale), et de leur lire en même temps un script relatant les différents moments de leur expérience traumatique. Il suffisait ensuite d’observer la réaction du cerveau  des patients au fur et à mesure de la lecture, et de ce qu’elle déclenchait. Pour comparer ces données, on lisait aussi un script neutre (comme se lever le matin, se brosser les dents, etc) aux patients.

Une fois les données des 8 patients récoltées, statisticiens et mathématiciens créèrent les images composites permettant d’illustrer ce qui s’était passé dans le cerveau des patients.

Les Résultats

 Cette étude a clairement montré que quand on présente des images, des sons ou des pensées reliées à une expérience traumatique, la région de l’amygdale se réactive, même si les évènements ont eu lieu il y a plus de 10 ans. L’activation de ce centre de la peur déclenche une cascade d’hormones de stress et d’impulsions nerveuses qui augmentent la pression sanguine, le rythme cardiaque et la prise d’oxygène, préparant le corps au combat ou à la fuite. Cette réaction de l’amygdale était déjà connue, et attendue par les chercheurs.

En revanche, une découverte plus surprenante fut “un point blanc dans le lobe frontal gauche du cortex, dans une région nommée l’aire de Broca”. La couleur blanche signifiait qu’il y a avait une diminution de l’activité dans cette région. Et l’aire de Broca est un des centres du cerveau dédié à la parole. Ce qui fait dire à BVDK : ” Sans une aire de Broca qui fonctionne, vous ne pouvez pas mettre en mots vos pensées et vos émotions. Nos scans ont montré que l’aire de Broca s’éteint dès qu’un flashback est déclenché. En d’autres mots, nous avions la preuve visuelle que les effets du trauma ne sont pas si différents (…) des effets de lésions physiques comme dans l’AVC. ” (The Body Keeps The Score, 2014)

Dans le même temps que cette désactivation, une autre région, l’aire 19 de Broadmann, s’allumait chez les participants. Cette région du cortex visuel enregistre les images quand elles entrent pour la première fois dans le cerveau. En théorie, elle ne devrait donc pas s’activer lorsqu’on demande aux patients de se remémorer des souvenirs, même traumatiques. Et pourtant. L’équipe de BVDK a pu voir s’allumer cette région même des décennies après, comme si l’évènement, pour le cerveau, venait d’avoir lieu…

D’Importantes Implications

Ces découvertes sont lourdes de conséquence, à plusieurs niveaux.

  • Le constat d’un tel phénomène physiologique vient expliquer pourquoi autant de victimes restent silencieuses sur ce qu’elles ont subi. Si le cerveau éteint les aires de la parole quand une victime se remémore un évènement traumatique, comment en parler ? Comment prévenir son entourage ? Comment déposer plainte devant la justice ? Comment se protéger ? C’est tout simplement mission impossible.

 

  • Cela remet en question notre façon d’envisager la thérapie. La psychologie traditionnelle ( surtout psychanalytique, mais pas seulement ) possède un héritage théorique immense qui base ses principes thérapeutiques sur la parole du patient. Or comment demander à un patient de parler, quand son cerveau l’en empêche ? Plus d’un siècle de thérapie et de psychologie centrées sur la parole du patient sont remises en question par ces résultats.

 

  • Cela permet aux proches, à l’entourage des victimes, de comprendre pourquoi elles ne peuvent pas leur exprimer leur souffrance. Ce n’est pas qu’elles ne veulent pas. Elles ne peuvent pas en parler. Le corps réagit uniquement sur un plan émotionnel et sensoriel, mais la parole reste alors bloquée, de façon involontaire. 

 

  • Cela permet aux victimes de cesser de culpabiliser. Ce n’est pas de leur faute si elles n’ont pas été, ou ne sont toujours pas en mesure de parler de leur souffrance. Ce sont les conséquences du trauma qui les en empêche. Elles sont doublement pénalisées : victimes lors de l’évènement traumatique, et victimes des conséquences du trauma.

 

  • Enfin, cela nous fait réaliser que forcer la parole des patients traumatisés correspond en fait à de la maltraitante. Si leur cerveau n’est pas en mesure de produire de la parole, cela n’a aucun sens de demander aux patients de parler. Cela n’a aucune vertu thérapeutique. C’est pourquoi il est préférable d’envisager d’autres approches, plus corporelles, attentionnelles et sensorielles (EMDR, Thérapie Sensorimotrice, Brainspotting.)

 

Par Julien Baillet

 

Retrouvez d’autres informations sur le fonctionnement du traumatisme dans les articles ci-dessous :

https://mestherapiesenligne.com/traumatisme/

https://mestherapiesenligne.com/liberer-traumatisme-kung-fu-panda/

https://mestherapiesenligne.com/emdr-souvenir-pathogene-t-a-i/

 

Se Libérer Du Traumatisme

Se Libérer Du Traumatisme grâce à Po,

Le Héros de Kung Fu Panda

 

Comment un maître du Kung Fu peut il souffrir de traumatismes ? Et surtout, comment s’en libère-t-il ? C’est ce que je vous propose de découvrir en me retrouvant sur ma chaine youtube avec une vidéo qui va vous montrer comment se libérer du traumatisme grâce à Po, le héros de Kung Fu Panda !

Dans cette vidéo, j’utilise des extraits du film d’animation Kung Fu Panda 2 pour illustrer quelles sont les stratégies d’évitement du traumatisme, que beaucoup de personnes connaissent, et celles à utiliser pour soigner efficacement les traumatismes. 

Pour la visionner, cliquez ici.

Cette vidéo se déroule en 3 étapes. Tout d’abord vous apprendrez quel est le secret utilisé par Maître Shi Fu pour atteindre la paix intérieure, autrement dit soigner les traumatismes. Shi Fu revient sur son histoire avec Po et son maître Oogway, et comment ses sages conseils l’ont aidé à dépasser ses traumas.

Ensuite, nous suivrons Po dans une tentative d’utiliser cette technique. Désabusé par son échec, ses défenses prendront le relais, conduisant Po à dénier sa souffrance, et à tenter la “Méthode Coué”, en se répétant les mots “Paix Intérieur”… Sans grand succès pour le délivrer de ses traumatismes.

Enfin, grâce à la divinatrice, Po accèdera à l’intégration. Elle lui donnera deux conseils très important :  “Cesser de lutter” et “Laisser venir“. Po va alors rassembler tous les conseils de ses mentors et amis pour combiner la technique de Shi Fu et se concentrer sur les souvenirs de son enfance qui remontent.  C’est cette technique de double conscience, ou “d’attention duelle”, qui va lui permettre de retrouver toute sa mémoire, et de l’intégrer dans son histoire  

Profitez bien de la vidéo et n’hésitez pas à commenter et partager !

A bientôt !

 

Si vous souhaitez comprendre le fonctionnement du traumatisme, retrouvez ma première vidéo en cliquant ici.

Par Julien Baillet

Le Coût de la Maltraitance sur les Enfants

Il y a plusieurs années, je travaillais dans des institutions spécialisées pour soigner et accompagner des enfants en difficulté. J’étais donc psychologue dans un I.TE.P (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique) et dans un C.M.P (Centre Médico Psychologique). Dans ces deux endroits, je côtoyais la maltraitance sur les enfants et leurs traumatismes quasi quotidiennement.  Soit parce qu’ils en étaient victime dans leurs familles, et les institutions essayaient de les protéger et de les soigner, soit, et c’est bien plus grave, la maltraitance sur les enfants venait de l’institution elle-même.
L’exemple le plus marquant pour moi eut lieu quelques semaines à peine après mon arrivée dans l’ITEP.  Je partageais mon bureau avec deux autres psychologues, et notre fenêtre donnait sur la cour dans laquelle les enfants jouaient entre midi et deux. En regardant par la fenêtre, je vis un adulte pousser si violemment un enfant dans le dos que l’enfant s’envola littéralement sur plusieurs mètres avant de chuter lourdement sur le sol.
Mon sang ne fit qu’un tour. Rempli de colère, je me jetais dans le bureau de ma collègue pour lui dire ce que j’avais vu, et que j’allais le signaler de ce pas à la direction. Elle approuva, et me soutint dans la démarche. L’étape suivante était le bureau du directeur, qui fut content d’avoir quelqu’un pour témoigner contre ce “professionnel”. Je rédigeais mon écrit. Mais je ne m’arrêtais pas là. Je partais voir l’agresseur pour l’informer de ma dénonciation. Et là, l’homme s’effondra en larmes. Il me dit “Tu as raison. J’ai mal fait. Mais je ne sais plus comment faire avec ce gamin.” J’étais doublement choqué.
 Une autre forme de maltraitance dans cette institution était bien plus pernicieuse et profonde. J’ai pris conscience progressivement que je ne partageais pas les mêmes buts que beaucoup de mes collègues. Pour eux, les enfants devaient s’adapter aux règles. Et pas le contraire… Et nous nous appelions Institution Thérapeutique ? Hellooooooo !!! Où est le thérapeutique dans le fait de ne pas s’adapter aux besoins et aux problématiques des enfants ? Il n’y en a pas. C’est même le contraire. C’est maltraitant. J’ai appris un jour que cet ITEP avait été un I.R : Institut de Rééducation. Oui, à une autre époque, c’est la “rééducation” qui “soignait”. Et par rééducation, la violence physique était sous-entendue. Et ces collègues qui refusaient de changer avaient participé à l’époque I.R… Lourd héritage. Que les enfants payaient bien cher. Le centre de soin ne les soignait pas. Au contraire. Pour un grand nombre d’enfants, leurs Q.I diminuaient au cours des années. Et la plupart ne s’en alarmaient pas. A part quelques exceptions.
Tout cela était loin d’être satisfaisant pour moi, et encore moins épanouissant. Il y aurait beaucoup d’autres anecdotes comme celles là à raconter. Toutes mises bout à bout, j’ai donc décidé de me consacrer exclusivement à mon cabinet. Je pouvais ainsi choisir comment me former, et comment soigner, sans avoir aussi à subir la maltraitance de certains collègues.

L’impact des violences physiques sur la scolarité des enfants 

d’après Brooke McCord, 2017.

 
Un chercheur de l’université de Penn State (Pennsylvanie, USA) et ses collaborateurs ont mis en évidence l’impact des maltraitances sur les enfants comme reliées aux déficits cognitifs des performances scolaires, et que des punitions même non violentes étaient associées à une moindre motivation scolaire et une augmentation de l’isolement.
Alors que les châtiments corporels et les violences physiques ont déjà été reconnu comme réduisant le développement cognitif et la réussite scolaire, cette étude est une des rares à évaluer en même temps les punitions physiques violentes et non violentes rapportées par les enfants et ceux qui s’occupent d’eux. Même si les maltraitances ne créent pas de blessure physique sérieuse, les enfants vont vivre de la peur, de la détresse, et ces stresseurs impactent la structure du cerveau, le développement et le bien-être global.
Dans cette étude, plus de 650 enfants et leurs parents ont été examiné selon 3 types de maltraitances physiques : punition corporelle légère, sévère et violente. Les groupes ont rapporté leur utilisation et leur vécu et les chercheurs ont mesuré  les performances cognitives, l’engagement scolaire, et l’isolation des enfants par rapports à leurs pairs.
Il a été trouvé que toutes les formes de violences physiques augmentent la perte de motivation scolaire, qu’une exposition précoce a une influence négative sur les performances cognitives, et que seules les violences sévères augmentent notablement l’isolation vis à vis des pairs.
Ce qui démontre que les maltraitances physiques sur les enfants, qu’elles que soient leur niveau d’intensité, n’ont aucun impact positif sur différents aspects de la scolarité des enfants (ici, les performances cognitives, la motivation et la relation aux autres enfants).

La maltraitance invisible : les négligences 

D’après The Science Of Neglect, in developingchild.harvard.edu

Dans la famille des négligences, l’absence de réaction des parents à l’attitude émotionnelle de leur enfant peut apparaitre comme bénigne. Quel est le mal à laisser pleurer son enfant ? Et bien simplement parce que pour un enfant, la perception d’une menace active chez lui les systèmes biologiques de réponse au stress, et que leur activation excessive a un effet toxique sur le développement des circuits neuronaux. Or les enfants ne possèdent pas des circuits d’autorégulation émotionnelles qui sont nécessaires à l’apaisement et la régulation. C’est pourquoi il est si important que leurs référents de sécurité répondent à leur détresse pour les aider à construire cette aptitude à l’autorégulation. Ces réponses précoces et répétées vont être le socle d’une meilleur santé, physique et mentale, tout au long de la vie à venir.

La négligence chronique produit un panel plus large de dommages que les violences actives. Et parce qu’elles sont plus silencieuses et cachées, elles reçoivent généralement moins d’attention. Les études nous ont  pourtant appris que les enfants qui recevaient peu d’intérêt et de réaction de la part de leurs parents ou référents éducatifs, connaissent des problèmes de santé physique et mentale qui produisent des déficiences développementales plus étendues que les violences physiques. Ces déficiences incluent des retards cognitifs, retards de croissance, des troubles des fonctions exécutives et des capacités d’auto-régulation, et des perturbations de la réponse au stress du corps. Avec près d’un demi million de cas répertoriés aux USA en 2010, les négligences représentent 78% des maltraitances, bien plus que les violences physiques (17%), sexuelles (9%) et psychologiques (8%) combinées.

Conséquences de maltraitances sévères sur le développement du cerveau d’un enfant de 3 ans.

 Les privations ou négligences produisent : 

  • Des perturbations dans le développement du cerveau et comment il traite les informations, créant une augmentation de troubles du comportement, cognitifs, émotionnels et attentionnels.

 

  • Altère le développement des systèmes de réponse au stress, augmentant le risque d’anxiété, de dépression,  de problèmes cardiovasculaires et de santé chronique dans leur vie futur.

 

  • Un risque significatif pour les difficultés émotionnelles et interpersonnelles, incluant de hauts niveaux de négativité, un faible contrôle des impulsions, des troubles de la personnalité, ainsi que de faibles niveaux d’enthousiasme, de confiance et d’assertivité.

 

  • Un risque signifiant de développer des difficultés d’apprentissage et de faibles réussites scolaires, incluant des troubles des fonctions exécutives, de faibles régulations de l’attention, de faibles QI et de faibles niveaux scolaires.

Le Coût Financier

d’après Jeremy Loudenback, 2017

 

Au delà de l’impact affectif, émotionnel, cognitif, physique des maltraitances sur les enfants, adolescents et futurs adultes, les maltraitances coûtent cher financièrement à nos sociétés.

Selon les chercheurs du Centre de Prévention des Violences sur Enfants de San Francisco (USA), l’impact de chaque violence sur enfant coûte $400,533 tout au long de leur vie. Pour la ville de San Francisco, le coût total de la maltraitance infantile a coûté  $301.6 millions de dollars en 2015. Des chercheurs de cette ville ont calculé le coût moyen des maltraitantes infantiles dans différents domaines de prise en charge  : services de bien être de l’enfance : $11,035 par enfant ; éducation spécialisée : $12,891, sécurité sociale :$54,553, etc.
Les chercheurs ont été jusqu’à simuler la perte de productivité d’une victime de maltraitance. Pour chaque enfant maltraité mort, le manque à gagner s’élève à  $2,641,655. 
Ils concluent leur recherche en disant que leurs calculs ont été prudents. Il se pourrait que le montant réel du coût de la maltraitance aux USA soit de $5.6 milliards de dollars.

En France

D’après enfantbleu.org

Chaque jour, 2 enfants décèdent victimes de maltraitance (source : INSERM 2010)

14% des Français déclarent avoir été victimes de maltraitances – physiques, sexuelles et psychologiques – au cours de leur enfance (source : sondage Harris-L’Enfant Bleu 2014)

45% des Français suspectent au moins un cas de maltraitance dans leur environnement immédiat – familles, voisins, collègues, amis proches – (source : sondage Harris-L’Enfant Bleu 2014)

2 millions de Français, soit 3% de la population, déclarent avoir été victimes d’inceste (Enquête IPSOS pour l’association Internationale des victimes de l’inceste, AIVI)

86,8% des maltraitances sont intrafamiliales (Source : ONED 2006) 

 

Pour Conclure

Toutes ces données nous aident à mesure l’impact des maltraitances à plusieurs niveaux. Elles viennent aussi nous en dire beaucoup sur le potentiel traumatique qui existe au sein de la population qui reste à ce jour invisible, et aussi non soigné.
Face à tant de chiffres et de données aussi précises que difficiles, nous pouvons garder espoir. Car contrairement à il y a quelques décennies, nous savons aujourd’hui de mieux en mieux traiter les traumatismes et les maltraitances. Elles sont aussi davantage reconnues et surtout de plus en plus interdites. Les prises de conscience progressent… lentement. Il ne nous reste qu’à agir.
Pour en savoir plus, retrouvez mes articles précédents sur ces thématiques et les solutions à y apporter, notamment grâce à l’EMDR et aux thérapies intégratives.
Par Julien Baillet

Rencontre avec les différentes Parts de Soi

Qui suis-je ?

 

Je participais le week-end dernier au rassemblement blogueur pro à Paris, une formation destinée à m’apprendre à créer mon blog. J’ai débuté cette formation cette année, il y a quelques mois. Lors de cette réunion, nous étions 300, et le but du jeu était de rencontrer d’autres blogueurs qui traversent les mêmes galères dans la construction et le développement de leur blog. Nous avons donc passé 4h à nous présenter les uns aux autres, à brièvement parler de notre travail, de ce qu’on faisait là, sans jamais vraiment apprendre qui l’on est. Car ça, ça prend du temps. La diversité des parcours, des gens, des thématiques, était immense. A tel point que je me suis senti rapidement étourdi par le tourbillon d’informations que je collectais.

Olivier Roland et Julien Baillet – Rencontre Blogueur Pro 2017

Qui suis-je ? Vous êtes vous vous posé la question ? Plus d’une fois, probablement. Et si vous êtes un brin mystique, comme c’est mon cas, la réponse peut vite tourner à la dissertation de philo. Vous avez 4 heures :p Blague à part.  Plus le temps passe, et plus j’ai l’impression d’être. Les différentes expériences traversées viennent à coût sur enrichir ce que je suis. Et peut être compliquer les choses aussi. Allez savoir.

Julien Paul Baillet, né le 14 Février 1977. Ca c’est pour mon identité de naissance. Et après ? Une nationalité ? Une religion ? Des frères, des soeurs ? Un sport ? Ou plusieurs ? Un diplôme, ou plusieurs ? Un travail, ou plusieurs. Des amis. Ou pas. Une femme. Des enfants. Une maison. Ou pas. Ou pas de chien. Ou plus de chat. En tout cas un parcours. Des expériences. Des épreuves. Des décisions.

Il y a quelques jours, une amie organisait un apéro dinatoire, et lorsque je me levais pour saluer un couple d’invités qui arrivait,  je me suis retrouvé nez à nez avec un ami d’enfance. Guillaume. Nous avions joué au basket ensemble dans la même équipe de nos 7 à 12 ans ! Avant de se perdre de vue pendant presque 30 ans. Et là, surprise ! L’univers s’amuse parfois 🙂 Donc forcément, nous avons replongé dans le passé. Et retour de souvenirs. Echanges des grands moments de notre vie. Pas les plus simples non plus. En bref, des retrouvailles.

Le plus étrange, c’est qu’entre la rencontre blogueur pro de Paris et les retrouvailles avec Guillaume, il s’est déroulé moins d’une semaine. Donc à priori, je n’ai pas radicalement changé entre les deux (même si des fois, ça peut aller vite, le changement !) Et bien figurez vous que j’avais l’impression de ne pas être tout à fait le même Julien dans les deux situations. Vous allez me dire (parce que vous êtes comme ça. Je vous connais. Vous donnez votre avis sans que je vous le demande. Ca fait partie de votre charme :p )” Mais Julien ,c’est normal. D’un côté, tu mettais plus en avant ta dimension professionnelle avec tes collègues de blog. Alors qu’avec Guillaume, c’était plus intime, plus émotionnel, car cela te renvoyait à ton enfance. Tout ça tout ça “. Je suis bien d’accord avec vous. Je partage totalement ce point de vue. En fait, ça veut dire que nous sommes plusieurs. Que “qui je suis”, c’est illimité. Culturellement, et pour palier à la complexité, on a  souvent appris à se limiter. On peut se définir en se limitant à son travail, à son diplôme, ou à n’importe quelle dimension de sa vie. On peut même s’y enfermer parfois. Mais si on prend le temps d’y regarder d’un peu plus près, nous sommes bien plus complexes que cela.

Je suis plus que cela

 

De mon point de vue, nous sommes multidimensionnels. Plus ou moins cohérents. Fluctuants. Mais remplis de différents aspects de nous, que nous acceptons, ou rejetons, voir combattons. Et c’est souvent une source d’une bien grande souffrance en nous. L’enjeu de notre équilibre interne réside dans l’intégration de ces différentes parts de soi. Et pour cela, il est nécessaire de considérer trois étapes : la première est d’identifier les différentes parts qui vivent en nous. La seconde, c’est d’accepter ces parts. Et la dernière, c’est d’accueillir ces parts. Identifier. Accepter. Accueillir.

Prenons un exemple. On sonne à votre porte. Vous entendez la sonnerie, et vous allez voir ce qui se passe. Vous êtes de bonne humeur ce matin, et votre part curieuse est activée. Vous ne faites pas la sourde oreille. C’est la phase 1. Identifier. Vous ouvrez la porte et là, surprise. C’est votre voisine super sexy qui a besoin d’aide. Ou les pompiers qui viennent vous vendre un calendrier. A moins que cela soit un ancien pensionnaire de la prison la plus proche qui vient vous demander de l’argent pour se réinsérer. Ou un démon, semblable à un de ceux du voyage de Chihiro. Pas très ragoutant et puant. Comment réagissez vous ? Dans chacun des cas, pas de la même façon. Et pourtant. Pour intégrer cette part, il va falloir accepter qu’elle est là. Quelle qu’elle soit. Elle est comme ça. Il va falloir faire avec. Que cela vous plaise ou non. C’est la phase 2, Accepter. Dernière étape. Invitez le démon à rentre chez vous. Offrez lui un accueil chaleureux, un siège, un thé, un biscuit. Et là vous accueillez. Vous remarquerez alors une transformation. C’est là que le démon devient un prince, la grenouille aussi, comme dans les films ou les dessins animés. C’est votre attention bienveillante qui a créé cela. Vous ne vous êtes pas laissé envahir par les différentes formes d’émotions et défenses que pouvait provoquer l’invité surprise. Vous l’avez accueilli. Phase 3, Accueillir. Est-ce plus clair pour vous ?

Chihiro et le Démon Sans Visage – Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki

Oui oui oui. C’est difficile. Au début en tout cas. Mais ça vaut le coup. Si en vous sommeil un “monstre” (ou plusieurs), une petite fille rejetée, ou un petit garçon abandonné, sachez que, tout d’abord c’est normal, et qu’ensuite, ils vous attendront toute votre vie. Car ils ont besoin de vous. Ils sont coincés dans un espace temps traumatique, et continuent de souffrir, comme à l’époque où vous avez souffert. Car cet enfant, c’est vous. Il y a longtemps. Dans votre histoire. Le risque est de ne pas tendre l’oreille, de ne pas écouter, et de reproduire sur nous même ce que nous avons subi. Mais nous pouvons changer cela. Avec les trois étapes. Identifier, Accepter, Accueillir.

Le travail des Parts

 

Quand j’ai intégré cette approche à ma pratique, j’ai été transformé. Imaginez que jusqu’à présent, vous perceviez l’existence au travers d’un microscope, limité à la perception d’une part, et soudainement, vous pouvez observer l’univers grâce à Hubble. C’est ce que j’ai ressenti. S’offrait à moi la possibilité de visiter toutes les planètes de mon univers intérieur. Tous les mondes qui composent ma personnalité s’ouvraient à moi. Le pied ! (Chacun son truc :p ).

Pour apprendre cela, je me suis rendu à New York, et j’ai suivi la formation de Janina Fisher, PHD “Advance Trauma Training”.

Janina Fisher, PHD

Janina est tout simplement la meilleure thérapeute que j’ai jamais rencontrée. Elle allie humour, bienveillance, partage et humanité dans son travail et en dehors. Son esprit est brillant. Je suis tombé amoureux de sa façon de travailler, et c’est pourquoi elle me sert d’exemple dans ma pratique quotidienne. Après avoir suivi ses formations à New York, j’ai eu la chance de devenir son assistant à Londres pendant deux ans. J’ai tellement appris grâce à elle.

Son travail est exceptionnel, car elle intègre ses 30 années de travail sur la dissociation structurelle de la personnalité et le traumatisme avec les dernières recherches actuelles. Elle est un véritable modèle d’intégration, car elle met régulièrement à jour ses connaissances, et sait reconnaitre quand elle s’est trompée. Elle m’a aidé à me perfectionner dans le travail des parts.  C’est un travail très puissant, qui demande du temps et des efforts, mais qui apporte énormément à tous mes patients. Ainsi qu’à moi même, car mes parts étaient trop contentes d’avoir trouvé quelqu’un qui les comprend.

Elle retrace ce travail dans son livre “Healing the fragmented selves of trauma survivors”(2017). Et j’ai le plaisir et l’honneur de m’occuper de sa traduction en français. Il devrait paraitre en janvier 2019. Un peu de patience ! En attendant, vous avez mes articles ;).

Illustration

 

Aujourd’hui, je suis apprenti blogueur,  je travaille comme psychologue, spécialisé dans les traumatismes complexes et la dissociation, mais je suis plus que cela.

Il y a 10 ans, j’enseignais les arts martiaux et je m’entrainais sans relâche pour être un meilleur combattant. J’étais le plus souvent enfermé dans ma part combattante. Je ne le savais pas, mais j’étais plus que cela.

A la même époque, on m’annonçait que j’avais un cancer de la thyroïde mais que ça ne changerait rien à ma vie. J’étais plus que cette part de moi malade.

Il y a 20 ans je quittais le monde du basket-ball après y avoir passé près de 15 des plus belles années de ma vie. Malgré tout ce que cela m’a apporté, j’étais plus que cela.

Il y a 30 ans, mes parents divorçaient dans beaucoup de violence et de bêtise. Heureusement pour moi, j’étais plus que cela.

Il ya 40 ans …

Vous voyez l’idée ?

Application

 

Si tout ce que vous venez de lire vous parle, sachez que vous pouvez vous aussi travailler sur vos parts, très simplement. Voici comment.

A chaque fois que vous vous sentez envahi par quelque chose, une émotion, une pensée, un souvenir, une sensation, une perturbation, répétez vous ce mantra  :

” Je suis plus que cela “.

Pas besoin de le faire rapidement. Prenez votre temps. Avec la répétition, vous observerez progressivement une distance qui s’installe, et vous pourrez mieux observer la part de vous qui vient de se manifester. Vous aurez ainsi accompli la première étape “Identifier”. Plus que deux pour que l’intégration soit complète ! 😉

#jesuisplusquecela

Par Julien Baillet

Traumatisme Et Kung Fu Panda

Comprendre le Traumatisme grâce à Po, le héros de Kung Fu Panda

Je vous propose de me retrouver en vidéo sur ma chaine youtube avec une vidéo parlant du traumatisme intitulée Trauma Et Kung Fu Panda ! J’y utilise des extraits de Kung Fu Panda 2 pour illustrer ce que peut provoquer un traumatisme dans notre vie.

Pour la visionner, cliquez ici.

Dans cette vidéo, vous y apprendrez ce qu’est un déclencheur du traumatisme, ce qu’est un flash back, et comment le traumatisme nous projette dans notre passé, au détriment de notre présent. Tout ça en images, et dans la bonne humeur !

C’est ludique, pédagogique, et psychologique 🙂 Et ça ne dure que 5 minutes.

Profitez bien de la vidéo et n’hésitez pas à commenter et partager !

A bientôt !

Par Julien Baillet