Le Neurofeedback : la Thérapie du Futur

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Je participais il y a moins d’une semaine à une nouvelle formation concernant le Neurofeedback. C’est ma 62 ème formation depuis 2010. J’ai en moi ce besoin d’ apprendre toujours plus, de maintenir mes connaissances le plus à jour possible, et de gagner en efficacité, quel que soit mon domaine d’activité. Quand j’enseignais les arts martiaux, ou quand je m’entrainais, j’étais déjà comme cela. Même enfant, sur un terrain de basket, j’agissais comme ça. Et comme psychothérapeute, c’es la même chose. Je peux dire que je ne suis pas déçu par cette formation. Tant par sa richesse en termes de données scientifiques, que dans son potentiel pour le futur. Mais qu’est-ce que le Neurofeedback ?

Le Neurofeedback : Une Thérapie Sur Mesure(s)

Le Neurofeedback est une psychothérapie qui agit directement sur votre cerveau en utilisant des instruments de mesure EEG (électroencéphalogramme) en temps réel.  L’EEG mesure l’activité électrique du cerveau, grâce à un écran et des capteurs. On apprend ensuite à entrainer son cerveau à se modifier, à agir sur les différentes ondes qu’il produit. Si des ondes sont trop présentes, on apprend à les inhiber. Si elles sont trop faibles, on les entraine pour qu’elles gagnent en présence. Simple. Basique. Encore fallait il y penser. Et que la technologie le permette. C’est le cas depuis 30 ans… Oui oui, vous lisez bien. La technique de mesure EEG existe même depuis… Faites une offre ! Allez. 1924. Vous en étiez loin pas vrai ? C’est Hans Berger qui le premier a inventé cette mesure du cerveau. C’est donc grâce à lui qu’on peut effectuer une thérapie sur mesures, au sens propre. On peut désormais construire une thérapie à partir des mesures de l’activité de votre cerveau. Et vous pouvez voir sur l’écran ce qui se passe dans votre cerveau. La thérapie est donc personnalisée. C’était déjà le cas me direz vous. On faisait déjà des prises en charge répondant aux besoins de chacun. Sauf qu’ici, on s’appuie à la fois sur les données cliniques, ET sur les mesures d’activité du cerveau. On gagnera donc en précision, et en efficacité. 

Neurones pyramidaux permettant les mesures EEG

Efficacité du Neurofeedback

Le mot est lâché. Efficacité. Un mot qui pour beaucoup de praticiens n’a pas sa place en thérapie. Rappelons qu’en France, les soignants ont une obligation de moyens. Pas de résultats. Pour moi, la recherche d’efficacité est indispensable. Nous ne sommes pas là pour garder nos patients 20 ans en thérapie. Mais bien pour les aider à être soulagés de leur souffrances. Voyez plutôt les données concernant le Neurofeedback. Classé de 1 à 5, 5 étant le niveau le plus élevé d’efficacité :

Niveau 5 : Efficace et Spécifique

Trouble déficitaire de l’attention avec / sans hyperactivité (TDA et TDAH)

Niveau 4 : Efficace

Anxiété et troubles anxieux

Troubles dépressifs

Epilepsie

Maux de tête

Niveau 3 : Probablement efficace

Alcoolisme/toxicomanie

Fibromyalgie

Insomnie

Amélioration de performance

Etat de Stress Post Traumatique

Traumatisme crâniocérébral

Niveau 2 : Possiblement efficace

Acouphènes (NFB)

(D’après Evidence based practice in Biofeedback and neurofeedback, 3rd Edition, 2016).

Mesure EEG à 19 électrodes

Concrètement

Le neurofeedback se déroule en deux temps. 1/ Un temps d’évaluation, pour mettre à plat l’état actuel du fonctionnement cérébral, puis, à partir de cela, 2/ un temps d’entrainement. A raison de deux fois par semaine. Cela peut sembler beaucoup au premier abord. Mais quand on sait comment fonctionne le cerveau, cela semble normal. Il s’agit désormais d’agir et de construire des thérapies à partir de ce que l’on sait, pas à partir de ce que l’on croit.

Imaginez que votre cerveau est un immense réseau routier. Vous y trouvez des petits chemins, des rues, des routes nationales, départementales, et des autoroutes. Comme le cerveau consomme beaucoup d’énergie (de 20 à 30% de l’énergie total du corps, alors qu’il ne pèse que 2 à 3% du poids total !), il préfère ne pas trop la gaspiller, et évite de la consommer pour rien. Il favorise donc l’usage des autoroutes qui ont été créées par la répétition, et qui sont plus rapides pour diffuser les informations. Le problème est que si ces autoroutes neuronales créent des symptômes, le cerveau va quand même les privilégier. Il est donc nécessaire, pour faire disparaitre ces symptômes, d’arrêter de prendre cet autoroute, et d’en créer une autre. Ce qui prend du temps. Une loi de la neuroplasticité dit : “Ce qui s’allume ensemble, se connecte ensemble”. Nous devons donc soutenir le processus de nouvelle construction neuronale par un travail attentionnel répété. D’où les deux fois par semaine. CQFD.

Il faut donc compter de 20 à 30 séances pour les adultes, et 30 à 40 pour les enfants. C’est ce que dit la recherche actuellement. Bien sûr, cela varie d’une personne à l’autre. Ce n’est pas tant que ça si on y réfléchit bien. Cela veut dire seulement 15 semaines d’entrainement (3 mois et demi ) pour changer de vie. Je trouve que cela vaut le coup. Peut être le futur nous donnera t il des raccourcis pour diminuer le délai d’entrainement ! Mais en attendant…  😉

Je vous en reparle très bientôt, après mes premières séances. Car personnellement, je commence l’entrainement très prochainement   !!!

Par Julien Baillet

 


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